Burkina/Revision De La Constitution 48 heures chrono pour l’Opposition !

La coalition de l’opposition burkinabé contre la révision de la Constitution dispose dorénavant de 48 heures chrono seulement pour faire retourner la situation en sa faveur. Mais aux dernières nouvelles, le président Blaise Compaoré aurait même réussi à s’allier un autre parti, l'Alliance pour la démocratie et le progrès/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA). Le ralliement duquel pourrait lui permettre d’avaliser son changement constitutionnel à l’Assemblée nationale sans même avoir besoin de recourir à un référendum. Un comble ! En tout cas, il s’agira là, le cas échéant, d’un mauvais exemple pour toute l’Afrique.

OUAGA Manif DiabréVue aérienne de la manifestation gigantesque de l’opposition burkinabé contre la révision de la Constitution le 28 octobre à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso

«Les établissements d’enseignement préscolaire, scolaire, postscolaire, secondaire et supérieur, sont fermés du lundi 27 au vendredi 31 octobre 2014 ». Telle est en substance le contenu du communiqué du Service d’information du gouvernement (SIG). Sans autre forme de précision. Cette décision a été prise conjointement par les ministères de l’Education nationale et des Enseignements secondaire et supérieur, puis confirmée à travers un communiqué daté du 24 octobre dernier. Les documents qui sont ainsi parvenus aux médias sont signés des secrétaires généraux Bila Dipama, du ministère en charge des Enseignements secondaire et supérieur et Winson Emmanuel Goabga, du ministère en charge de l’Education nationale et de l’Alphabétisation.

Les manifestations de rue programmées par l’opposition politique et des organisations de la société civile pendant cette période contre le projet de révision de la Constitution ne sont sans aucun doute pas étrangères à cette décision. Même si le gouvernement ne le dit pas de manière explicite. En effet, l’on craint à Ouagadougou, la capitale et en d’autres endroits, des troubles à l’occasion. Tant la tension est très vive dans l’ensemble du pays.

Après l’échec du dialogue politique avec l’opposition initié par le régime du président Blaise Compaoré, il a décidé le 21 octobre dernier d’introduire une loi à l’Assemblée nationale. Objectif final : faire réviser la Constitution en convoquant un référendum pour lui permettre de briguer un troisième mandat. Après 27 ans de pouvoir. Il a beau vouloir se défendre en arguant dans ses entretiens avec les médias que cette modification de l’article 37 de la Constitution qui lui permettrait de faire sauter le verrou de la limitation des mandats n’est pas pour lui, les Africains voient mal pour qui elle est donc destinée.

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