Belgique Les Kurdes mobilisent l’opinion internationale à Bruxelles

Bruxelles, la capitale de la Belgique et de l’Europe, connaît une mobilisation des Kurdes et de leurs sympathisants. A mesure que les jihadistes de l’Etat islamique (EI) approchent de Kobané, les Kurdes essaient de mobiliser l’opinion internationale par tous les moyens.

Manifestation pro-Kurde à BruxellesManifestation pro-Kurde à Bruxelles

C’est la Place du Luxembourg à Bruxelles que des Kurdes ont choisi pour installer leur tente. Mais aussi des drapeaux, des banderoles et autres pancartes pour attirer l’attention de l’Europe et de la communauté internationale sur le sort de leurs compatriotes notamment assiégés par les jihadistes de l’Etat islamique (EI) à Kobané. Ainsi du 29 septembre jusqu’au 3 octobre, et de 10 h à 17 h, par une grève de la faim, quatorze kurdes et un Assyrien entendent rappeler à l’Union européenne que le jeu de la Turquie est ambiguë vis-à-vis de l’EI et dénoncer ce faisant ce qu’ils appellent son « soutien » à cette organisation islamiste.

Manifestation pro-Kurde à BruxellesManifestation pro-Kurde à Bruxelles

Ces derniers temps, l’avancée des jihadistes a entraîné un exode massif qui a fait des milliers de réfugiés Kurdes en Turquie. Actuellement, ils ne sont plus qu’à 2 ou 3 kilomètres de la ville kurde de Kobané dont ils pourraient faire sauter le verrou avec une offensive qui leur permettrait de s’assurer le contrôle intégral d’une bande de territoire aux frontières de la Turquie et du Nord de la Syrie. Pour éviter une telle éventualité, plusieurs Kurdes de Turquie ont traversé la frontière pour aller prêter main forte à leurs frères et sœurs de Syrie. Il s’agit des miliciens du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dont on sait qu’ils ont maille à partir avec le régime d’Ankara. Pendant ce temps en Europe, de Paris à Bruxelles, les Kurdes se mobilisent, par tous les moyens, afin d’attirer l’attention du monde entier sur le drame qui se joue sur le terrain avec la progression des jihadistes de l’Etat islamique. En dépit des frappes aériennes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis d’Amérique et ses alliés.

 

Par Tcha Sakaro, envoyé spécial

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