Burkina Consensus autour de la charte de la transition démocratique civile

Document - La charte de la transition, version finale.Vue partielle des participants à la rédaction de la charte de transition.

Après moult tractations et concertations sociopolitiques, les protagonistes de la vie politique, de la société civile et l’armée ont finalement trouvé un accord autour de la charte qui va les conduire à la mise en place de nouvelles institutions de la République, au moyen d’élections démocratiques. Et ce, suite à la démission et la fuite de l’ancien président Blaise Compaoré sous la pression d’une insurrection populaire.

Jeune Afrique souligne notamment que : « Une délégation constituée de représentants de partis politiques, de la société civile, des autorités religieuses et coutumières a remis vendredi 14 novembre le projet de « charte de transition », validé la veille, au Lieutenant-colonel Zida. A l’issue de leur rencontre, ce dernier a annoncé que le texte serait officiellement signé le lendemain, samedi ».

Ceux qui pressaient le Lieutenant-colonel Zida ne pourraient plus maintenant doute de sa bonne foi. Lui qui voulait aller très vite pour adopter la charte de la transition obtenue de manière consensuelle a été contrariée dans ses plans par les réalités du terrain. On se souvient que l’Union africaine (UA) qui n’avait pas pipé mot quand les Burkinabé réclamaient a cor et a cri le respect de leur Constitution, avait cru devoir imposer un ultimatum au Lieutenant-colonel Isaac Zida de deux semaines pour transférer le pouvoir aux civils. Après que Blaise Compaoré chassé par la volonté populaire a fui en Côte d’Ivoire.

RFI indique : « L’ambition du Lieutenant-colonel Isaac Zida et de tous les acteurs politiques de la transition qui avaient affiché, enthousiastes, leur volonté de signer la charte (Ndlr : Charte de la transition) le samedi 15 novembre -, a été douchée en raisons d’aléas techniques. La cérémonie est reportée à dimanche à 10 heures (heure locale) ».

A en croire www.burkina24.com: « Pour le Lieutenant-colonel Isaac Zida, « c’est plus qu’un honneur » d’avoir abouti à l’adoption de cette charte sur le contenu de laquelle « nous sommes d’accord ».

En tout cas, on peut tirer un coup de chapeau au peuple burkinabé dans son ensemble. En effet, après quelques tergiversations qui ont suscité des frayeurs çà et là, il a repris son destin en main de manière sereine. Et il ne reste plus qu’à souhaiter que le nouveau président intérimaire conduise aussi la transition avec méthode, sérénité et raison.

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