EBOLA : un grand MERCI à Cuba !

Dans sa lutte désespérée contre le virus de la fièvre hémorragique Ebola, un pays que l’on semblait oublier s’est bien fait rappeler aux souvenirs des Africains et du monde entier : c’est Cuba. Le pays de Fidel Castro et maintenant de son frère Raul Castro est en effet le premier à dépêcher en Afrique de l’Ouest, et plus précisément en Sierra Leone, une équipe médicale afin de contribuer à contenir l’épidémie qui progressait particulièrement dans ce pays. Mais bien plus qu’en Sierra Leone uniquement, Cuba ne s’est servi de Freetown que comme base à partir de laquelle son équipe travaille dans tous les pays voisins, notamment le Liberia et la Guinée. Certains y avaient cru voir le choix de la Sierra Leone en raison du fait que la plupart des esclaves qui ont été transportés en son temps sur l’île de Cuba pendant l’esclavage et la traite des Noirs venait de ce pays. Soit. Il y a peut-être eu un peu d’histoire et du souvenir. Mais la réaction inattendue de Cuba et de ses dirigeants a été salutaire. A telle enseigne qu’elle est montrée en exemple par l’Organisation des Nations unies (ONU).

Dans un discours, le président cubain, Raul Castro a bien fait de prévenir: « Je suis convaincu que si une réponse immédiate de la communauté internationale ne permet pas de repousser cette menace, Ebola peut devenir l’une des plus graves pandémies de l’histoire de l’humanité ». Aussi, a-t-il invité les Etats-Unis d’Amérique à faire fi des relations politico-diplomatiques exécrables qui ont émaillé les 55 dernières années avec Washington pour travailler la main dans la main à endiguer Ebola: « Cuba veut travailler côte à côte avec tous les pays, y compris les États-Unis ». Pour leur part, les Etats-Unis d’Amérique ont vivement apprécié la contribution de Cuba qu’ils ont salué à travers la voix de John Kerry, leur secrétaire d’Etat: « Cuba, un pays d’à peine 11 millions d’habitants, a dépêché 165 professionnels de santé et prévoit d’en envoyer près de 300 de plus ».

Le pays de Fidel Castro, depuis l’époque de Che Ernesto Guevara jusqu’à nos jours, démontre ainsi encore une fois par sa prompte réponse à l’épidémie d’Ebola qui frappe l’Afrique que les racines qui le lient à ce continent sont bien nombreuses et profondes. Et si la situation de l’Afrique peut faire que les relations entre les Etats-Unis d’Amérique et Cuba s’améliorent, alors ce serait tant mieux ! Au moins, vu sous cet angle, nous pourrions dire demain qu’Ebola ne nous a pas fait que du mal. Comme quoi, la sagesse proverbiale africaine qui veut que : « même du diable, on peut tirer du bien » a bel et bien sa raison d’être.

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