Tourisme JOURNAL D’ESPAGNE : L’appel de l’Andalousie (Episode 1)

L’avion qui nous transporte de Paris atterrit à l’aéroport d’Alicante au bout d’un peu plus de deux heures. Il fait une chaleur à me rappeler qu’il n’y a pas qu’en Afrique seulement que le soleil brille tous les jours, pour ainsi paraphraser l’artiste-musicien béninois G.G. Vickey dans l’une de ses chansons désormais célèbre. Ici commence mon voyage en Espagne ce 18 avril 2014, avec comme prochaine étape Madrid, avant d’arriver à destination en Andalousie.

Une procession à Alicante lors de la semaine sainte en Espagne.Une procession à Alicante lors de la semaine sainte en Espagne.

Hormis une traversée de l’Espagne via Barcelone à destination de Tanger au Maroc, je ne connais pas grand-chose du pays. Sinon l’mage de milliers de jeunes africains tentant vaille que vaille d’y migrer à la recherche de je ne sais quel Eldorado ou encore sa réputation ancienne du temps des Conquistadors et de la colonisation de l’Afrique. L’Espagne qui évoque toujours des souvenirs forts et retentissants en moi reste celle du Flamenco. Aussi curieux que cela puisse paraître. Parce que cette musique a quelque chose de lointainement commun avec les apologues de l’Afrique des temps anciens. Soit. C’est cette musique-là qui m’a fait aimer l’Andalousie d’abord avant même de chercher à la visiter.

Le bus qui fait la navette entre l’aéroport et le centre de la ville, nous dépose tout près du port. A pied, nous nous rendons à notre hôtel. A quelques cinq cent mètres de là. Il est sis à proximité de la cathédrale. Construite à partir des plans d’Augustin Bernadino, elle est de style baroque et Renaissance tardive. Mais comme on peut y voir, il y a des restes d’une mosquée ancienne et d’un petit temple derrière l’actuelle architecture. Cela tombe bien. Nous sommes à la veille de la fête de Pâques. Et qui dit Pâques, dit processions ici durant la semaine sainte. Comme je vais le découvrir. Aux premières loges pour ainsi dire. Car, alors que nous dînons dans un restaurant à l’angle de la cathédrale le la nuit tombée, une procession d’hommes tout cagoulés vient passer en nous frôlant presque dans la ruelle. On dirait chacun dans la tenue de sa confrérie. La musique est impressionnante et martiale. Les porteurs du saint des saints sont contraints de faire des haltes, non seulement pour se reposer, mais aussi pour trouver leur passage face à l’étroitesse du chemin. Tant mieux pour le spectacle.

Après la procession, les tambours se taisent. Et avec eux la fanfare. Mais la rue et les alentours de la cathédrale reste cependant animée jusqu’au petit matin. Des fêtards ont fêté tard, aux sons parfois des bris de bouteilles de bières. Mais cela ne m’empêche pas de dormir un peu, suffisamment même pour récupérer de la fatigue des voyages. Comme quoi, la sentence proverbiale africaine qui veut que « Ce sont seuls les poissons qui sont dans l’eau qui savent comment ils font pour dormir. Et ce, malgré le bruit des vagues qui peut être parfois violent, voire très violent » a bel et bien raison.

Le lendemain, au réveil, nous nous rendons à l’auto-gare des bus. Direction Madrid.

 

A suivre…

 

Par Marcus Boni Teiga, envoyé spécial

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