Mali Des soldats maliens tués dans l’attaque d’un camp militaire à Nampala

Au moins huit morts le 5 janvier dernier à Nampala, dans l’attaque d’une base militaire malienne ; au Sud de Tombouctou, près de la frontière mauritanienne. Les auteurs de l’attaque ne sont pas encore connus, mais il s’agirait de groupes terroristes selon certaines sources.

Rebels aux maliAu moins huit morts, de source militaire au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma). C’est le bilan de l’assaut orchestré par des jihadistes présumés à Nampala aux environs de 06H15 du matin (GMT), près de la frontière mauritanienne. Le gouvernement malien a mis du temps à se prononcer sur cette attaque. A en croire Abamako.com, un habitant a déclaré : « « J’ai pu voir moi-même dix corps des militaires maliens dans le camp militaire après le départ des assaillants ».

L’identité des assaillants n’est pas encore parfaitement établie. Cepandant mais selon Maliactu.net qui cite un autre confrère dans ses colonnes : « […] l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar a cité des sources au sein d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) revendiquant l’opération. ‘’ Nous avons occupé Nampala sans grand combat. Nous avons tué des soldats maliens et nous détenons d’autres’’ ». La proximité de Nampala avec la ville de Diabali qui a constitué le point de départ de l’attaque des forces étrangères contre eux, en référence à l’opération Serval, lancée en janvier 2013, semble être la première motivation principale des assaillants. Ils disent vouloir adresser ainsi un message aux forces internationales basées dans la région. « Mais selon une source sécuritaire, les islamistes ont en réalité choisi Nampala, surtout pour sa proximité avec la forêt de Ouagadu où sont cachés les combattants d’AQMI. » C’est ce que nous apprend Abamako.com ce mardi 06 janvier.

L’armée malienne avait affirmé aux environs 11h00 que les assaillants s’étaient retirés et que la situation est sous contrôle surtout avec la présence des avions de reconnaissance et de chasse de l’« Opération française Barkhane » survolaient la localité de Nampala, prêts à intervenir si le besoin se faisait sentir.

Même si elle est la plus meurtrière, elle n’est pas la première car le camp de la Minusma a été aussi la cible d’une attaque terroriste dans région de Kidal. Koaci.com pour sa part affirme que : « Cette attaque intervient quelques jours après l’attaque du camp de la MINUSMA à Tessalit, dans la région de Kidal, revendiquée par les hommes d’Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar dine, un groupe extrémistes lié à AQMI. Ce Dimanche, six soldats nigériens de la Minusma avaient été blessés par un engin explosif dans la région de Gao (nord-est) ».

Pour RFI, le Mali a intérêt à revoir stratégie militaire et inviter la communauté internationale à redoubler d’ardeur dans cette lutte contre le terrorisme. Et d’indiquer : « Au Nord comme ailleurs sur le territoire national, la guerre contre le terrorisme est donc loin d’être gagnée. L’armée malienne en reconstruction doit revoir sa stratégie, […] L’armée malienne, mais aussi et surtout les casques bleus de l’ONU. Aujourd’hui ils n’ont pas tous les moyens nécessaires pour faire face à la situation. » A bon entendeur »…

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