JOURNAL D’ESPAGNE: Marbella, la belle et vive la farniente ! (Episode 9)

Quand on parle d’Andalousie, Marbella figure parmi l’un des tout premiers noms qui arrivent à l’esprit de beaucoup de gens. Sa réputation est faite ou surfaite, c’est selon ! Ce qui est sûre, la ville attire du beau monde. Bling bling et compagnie…

La ville de Marbella est l'une des destinations les plus prisées d'Andalousie, voire d'Espagne pour beaucoup de célébrités.La ville de Marbella est l’une des destinations les plus prisées d’Andalousie, voire d’Espagne pour beaucoup de célébrités.

Après une escale à Malaga en provenance de Cordoba, me voilà enfin à Marbella, la belle ! Un mois pour découvrir une ville dont on m’a déjà parlé de long en large avant même que je découvre l’Andalousie. C’est dire que mon attente est grande. Mais sera-t-elle comblée ? L’ancien amateur de football et toujours passionné de ballon rond fait sa première visite au stade municipal. Comble de chance, ce jour-là, minimes et cadets sont sur le terrain. Je peux boire une bière tranquillement avec des parents de certains enfants qui jouent les spectateurs et me remémorer moi-même mes années passées sur les stades, jusqu’au jour où je décide de ranger définitivement les crampons. Sans que mes tibias en soient vraiment sortis indemnes. Ce n’est que pur euphémisme. « Gaucher, tu ne joues plus au foot » ! Le gaucher sur le pied gauche duquel tous les adversaires s’acharnaient et buttaient à défaut de récupérer le ballon au point de lui en laisser des marques indélébiles, n’est plus qu’un lointain souvenir. Mais ça rappelle toujours de bons souvenirs, lorsqu’on regarde un match de foot. Cette journée foot à Marbella est un vrai plaisir.

Ma visite de la ville, à proprement parler, commence par le vieux Marbella. Il garde certes quelques vestiges, mais pas beaucoup. De nouvelles bâtisses de verre et de pierre remplacent les vieilles de l’ancienne cité. Mais les ruelles piétonnes entre les habitations sont restées d’époque, hormis quelques aménagements obligatoires pour une ville qui se veut très chic. On peut parfois se hasarder dans des couloirs où il est difficile pour deux personnes de se croiser. Même dans le vieux Marbella, il est loisible de faire du shopping. Quel que soit ce que l’on recherche. Sur le front de mer, les hôtels, résidences de luxe et autres restaurants tiennent le haut du pavé. Autant dire le haut de la plage !

Marbella a su faire de son front de mer un endroit où l’on vit, au sens propre comme au figuré. On ne vient pas ici seulement pour marcher, faire du jogging ou jouer les stars, mais aussi pour la farniente. De jour comme de nuit.

Après avoir assisté à la Feria de Séville, de Cordoba, je marche jusqu’à la Place des Taureaux un matin pour revenir vers midi assister au défilé d’une fanfare non loin de la vieille ville et de la mairie : « Ayuntamiento », c’est comme ça qu’on dit en Espagnol. Et j’aime bien cette appellation. Tout simplement, parce qu’elle me rappelle un terme ancien dans le Nubien ancien pour dire : « mère », « origine », « commencement », « tout », « centre », « nombril » et tutti quanti… Je suis à Marbella quand à minuit le feu d’artifice qui marque le début de la Feria illumine le port. J’y suis encore sur la place du port, en train de manger les délicieuses « Sardinas » quand l’Espagne perd son match de foot du mondial 2014 contre les Pays Bas, laminé 5 buts à 1. Un goût amer ! Partout, c’est la tristesse. Même si pour les fêtards de Marbella – toutes nationalités confondues, c’est la fête et non le foot qui compte ! J’y suis enfin au moment de l’intronisation du nouveau roi d’Espagne, Felipe VI.

Sans deux de ces événements auxquels j’assiste fortuitement, je serais parti de Marbella malgré sa réputation mondiale, avec une pointe de déception. Le premier : un spectacle de dressage et de danse de chevaux dans l’arène de la ville, à la Place des taureaux. Tout un art théâtralisé. Une évocation du patrimoine culturel et historique de l’Andalousie ancienne. Le second : une exposition sur la reproduction du Temple d’Abu Simbel en Egypte et de ses trésors au Palais de Congrès. Un retour aux sources, pour moi. Comme quoi, en fin de compte, je gagne au change.

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