Davos 2015 Un forum économique mondial en pleine crise mondiale

Le forum économique mondial de Davos 2015 est désormais classé dans les annales de l’histoire. Les grands de ce monde y ont défilé pour discourir, mais sans dessiner des perspectives qui rassurent. Surtout par ces temps de crises à la fois économiques, sociales, voire politiques à travers le monde.

Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum économique mondial.Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum économique mondial.

En attendant un véritable Davos africain, et peu importe le nom qu’on lui donnera, l’Afrique restera toujours confinée en marge de ces grands rassemblements où une bonne partie de son avenir se joue aussi. Qu’on le veuille ou non. Dans un article intitulé Davos 2015 « un nouveau contexte global » paru dans Financial Afrik, Richard Attias écrivait déjà : « On voudrait par exemple un forum sur la “nouvelle vision partagée, économique et sociétale” de la transformation, des ateliers participatifs sur la manière d’assurer une gestion mutualisée de l’exploitation des ressources naturelles, mais aussi de celle des risques sociétaux liés aux décisions géoéconomiques de production et de distribution; On espère un échange Nords/Suds sur la manière de combler le fossé générationnel qui s’approfondit entre populations de plus en plus âgées et jeunesse, élites et peuples, par l’éducation, la formation, l’entreprise ».

Davos 2015 a surtout évoqué la question du leadership mondial. Après le nouvel ordre mondial qui s’est révélé une faillite avec les différentes crises aux quatre coins du monde (Nigeria, Libye, Syrie, Irak, Ukraine…), comme on peut le constater, il s’agit d’inventer un nouveau moyen pour que le monde continue à croire en l’avenir de la prospérité économique partagée. «La confiance suppose une responsabilité de leadership, qui permet de répondre à ceux qui vous ont accordé leur confiance, et c’est ce que nous devons lancer à Davos », déclarait le Professeur Klaus Schwab dans sa vidéo conférence.

Malheureusement cette confiance est bel et bien difficile à accorder mais bien entamée dans le contexte mondial actuel. Avec d’une part les difficultés économiques que connaissent nombre de pays de la planète et les fondamentalistes de toutes sortes qui créent des tensions inutiles et coûteuses. Aussi, la 45ème édition du forum économique mondial de Davos qui s’est achevée le 24 janvier a-t-elle été piratée par la politique qui a ainsi pris le pas sur l’économie. En effet, sans stabilité politique, il est quasiment impossible pour l’économie de prospérer. Tout le monde s’est inquiété à Davos de la baisse des cours du pétrole, du ralentissement de l’économie chinoise, des difficultés de la relance économique en Europe et de la stabilité de la monnaie, etc. Mais combien de fois a-t-il été question des économies africaines dont la fragilité ajoutée à l’apparition notamment de la fièvre Ebola dont on n’a pas encore fini d’évaluer les conséquences ? La question devrait donner à réfléchir les Africains.

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