Vielverge, de Bourgogne en route pour Bourgogne-sur-Bénin (Episode 3)

Je suis finalement devenu Bordelais d’adoption et Vielvergeois de cœur. Dans cette France profonde que j’aime tout particulièrement, de l’Aquitaine à la Bourgogne, je me retrouve toujours dans mes régions productrices de vin.

C’est Alexandre Camp – patron de l’Entreprise Camp Plomberie-Chauffage, un grand passionné d’automobile et de moto devant l’éternel – qui doit conduire notre 4 X 4 jusqu’à Cotonou via l’Espagne (Barcelone), le Maroc (Tanger, Moulay-Bouslham, Rabat, El Jedida, Tiznit, Dakhla), la Mauritanie (Nouakchott, Kiffa, Ayoûn el Atroûs), le Mali (Nioro du Sahel, Bamako, Sikasso), le Burkina Faso (Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Fada N’Gourma) et le Bénin (Porga, Tanguiéta, Hôtel Bourgogne Natitingou, Cotonou). Avec lui, nous chargeons sur la galerie de la voiture toute la cargaison à emporter : des livres essentiellement pour la bibliothèque que je viens d’ouvrir dans mon village de Tayakou, dans le département de l’Atacora, le plus touristique du Bénin.

Au départ de Vielverge pour le Bénin.Au départ de Vielverge pour le Bénin.

Petit à petit, les males rivées sur la galerie du 4 X 4 se remplissent. Au point que nous sommes contraints de laisser du matériel informatique. Avec le maire de Vielverge, Alain Charlet, nous explorons les possibilités futures de coopération et de jumelage avec l’arrondissement de Tayakou située dans la commune de Tanguiéta ainsi que des échanges avec des écoles et lycées. Juste le temps des formalités administratives dans les deux sens, et ce serait certainement œuvre utile.

Une fois tous les préparatifs à jour, je quitte donc Vielverge avec mes deux compagnons de route. Deux autres voyageurs d’origine française avec chacun une voiture nous rejoindrons à Dakhla vers la frontière marocaine du Sahara occidental pour traverser ensemble la Mauritanie que toutes les informations en France ne conseillent pas aux Français. Sauf pour des raisons professionnelles. Et cela à cause des menaces de représailles d’AQMI.
En attendant mon prochain voyage en France, j’emporte avec moi le souvenir de l’émotion de toute la famille Oudot, de ceux qui sont venus nous voir au départ ou encore de ceux qui ont discuté avec nous de ce voyage. Mais aussi le charme de cette campagne française des environs de la Saône, que ce soit à Vielverge, Soissons, Flammerans, Pontailler, etc. Sans oublier Lamarche dont on m’a dit que son église est l’une des sept églises de France à posséder deux clochers, et Auxonne, la capitale du Val de Saône, où Napoléon Bonaparte fit ses armes de 1788 à 1791.

 

A lire aussi: Episodes 1 et Episode 2 du voyage Paris-Cotonou.

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