RUSSIE – Poutine, le nouveau Tsar de Russie veut devenir le maître du monde

Le président russe, Vladimir Poutine, n’a manifestement pas fini d’étonner le monde. Après ses tours de magie (passe-passe) au pouvoir à Moscou, l’ancien officier du KGB devenu l’homme fort de toute la Russie tient son pays comme un vrai Tsar. Mais la Russie ne suffit pas à son appétit du pouvoir…

Le président (Tsar) Vladimir Poutine de Russie.Le président (Tsar) Vladimir Poutine de Russie.

 

Si les dirigeants du monde entier avaient sous estimé l’esprit « KGB » (nom des anciens services secrets russes devenus aujourd’hui « FSB ») du locataire du palais du Kremlin, Vladimir Poutine, il serait sans doute temps de se raviser aujourd’hui. En effet, il fait partie de ceux qui n’avaient vraiment pas digéré l’éclatement de l’ancienne Union soviétique et que les plus conservateurs attribuent à une stratégie occidentale.

En accédant au pouvoir le 26 mars 2000, Vladimir Poutine avait entre autres pour ambition de redonner à la Russie sa puissance d’antan. Un rêve qui va le motiver devenir le grand magicien du pouvoir à Moscou. En passant en 2008, à la suite de deux mandats consécutifs de quatre ans, la main à son ancien Premier ministre Dmitri Medvedev pour devenir Président de la République et lui son Premier ministre. Avant de revenir au pouvoir une deuxième fois.

 

Poutine à la manœuvre

La Russie de Vladimir poutine tient à occuper une place de choix et peser de tout son poids sur l’avenir du monde. A défaut d’en être le maître. Déjà dans la crise géorgienne, Moscou avait montré à Tbilissi que la Russie pouvait gonfler ses muscles sans se soucier du reste du monde. La première crise russo-géorgienne de 2006 et la deuxième de 2008 se sont ainsi achevées sur ce qu’on peut qualifier de victoire de Moscou qui a, comme on le sait, morceler de facto la Géorgie avec la région séparatiste de l’Ossétie du Sud. En effet, selon un plan déjà savamment concocté par le président Vladimir Poutine en 2006 et de surcroît au motif que la plupart des Ossètes du Sud disposaient d’un passeport de la Fédération de Russie, le président Dmitri Medvedev va donner l’ordre d’une intervention en Ossétie du Sud. La conséquence de cette intervention fut un accord de paix que la Géorgie a concéder, bon gré mal gré à son grand voisin russe. Un accord de paix dont l’ancien président Nicolas Sarkozy s’était d’ailleurs targué, mais qui a en réalité révélé la faiblesse de l’Union européenne à contrer la stratégie russe.

 

L’Ukraine, et encore Poutine à la manoeuvre

Comme si l’histoire était en train de se répéter, sans qu’on ait pu en tirer quelque leçon, ce qui s’est passé avec la Crimée désormais annexée à la Russie ressemble fort bien au scénario géorgien. A la différence que l’Ossétie du Sud est indépendante. Et ce qui se trame aujourd’hui avec les rebelles Pro-Russes qui se sont emparés de nombreuses localités de l’Est de l’Ukraine n’auraient jamais pu le faire sans le soutien de Moscou. Du reste, c’est désormais un secret de polichinelle que c’est la Russie de Vladimir Poutine qui est derrière les séparatistes ou les rebelles Pro-Russes. Les drôles d’accords de cessez-le-feu de Minsk en Biélorussie entre les Occidentaux, le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Petro Porochenko en disent long.

 

La Syrie, et toujours Poutine à la manœuvre

Le régime du président syiren Bachar el Assad serait déjà tombé depuis si la Russie ne l’avait pas soutenu à bout de bras. Et peut-être même qu’on aurait évité l’apparition de l’Etat islamique (EI) ou Daech par la même occasion. Après avoir fait massacrer ses concitoyens, Bachar el Assad s’est fait fort du soutien de Vladimir Poutine pour consolider son pouvoir. En montrant du doigt des groupes jihadistes et terroristes dont l’apparition et la propagation n’est pas étrangère à une stratégie de la terre brûlée comme le pire à combattre. Quant à la Russie, fidèle à son soutien et à sa position vis-à-vis de l’Occident, elle a fait feu de tout bois pour contrer diplomatiquement et militairement ses adversaires occidentaux sur tous les terrains.

Et comme on peut maintenant le constater dans le contexte géopolitique actuel, la Russie joue les gros bras. Difficile de dire combien de temps encore. Mais l’Europe, elle, se cherche encore ses muscles, si tant est qu’elle en a encore. Le Tsar du Kremlin, Vladimir Poutine, rêve d’une nouvelle Russie sinon tout aussi grande que l’ancienne du moins aussi puissante dans le contexte international actuel. Tout comme l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) l’étaient du temps de la guerre froide. Dont acte !

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