TOGO – 30 milliards mobilisés par le trésor public

Au Togo, le recours au marché régional est désormais privilégié. Et l’aide publique au développement en constante progression. Explication.

Le siège de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) à Lomé.Le siège de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) à Lomé.

La première adjudication d’obligations à 3 ans a permis au Togo de lever 30 milliards de fcfa. « Cette opération constitue une première sur le marché par adjudication depuis 2007, et consacre un retour aux pratiques internationales. En conformité avec les meilleurs standards internationaux, le remboursement de ces obligations se fera en totalité à échéance, et non plus suivant un mode de remboursement par amortissement. Cette pratique est plus adaptée au financement des ambitieux programmes de développement économiques du Togo », a déclaré vendredi Mashoud Yérima Amadou, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique. L’Agence UMOA-Titres, la Banque centrale (BCEAO) ont aidé l’Etat togolais pour cette opération qui permet au pays de mobiliser des ressources à un taux particulièrement attractif (rendement moyen de 6,12%), en comparaison à ceux habituellement pratiqués pour une durée moyenne analogue. Le Togo a décidé de recourir plus souvent au marché financier régional pour disposer de ressources nécessaires pour financer ses ambitieux programmes de développement. La prochaine intervention du Trésor togolais sur le marché de titres publics de l’UMOA est prévue le 11 février.

Accroître significativement la transparence et l’efficacité de l’aide publique au développement (APD) afin d’accompagner les efforts du gouvernement dans sa quête de meilleures conditions de vie pour la population, contribuer aux transformations structurelles nécessaires pour accompagner le Togo vers l’émergence économique et sociale, contribuer à une réduction progressive de la dépendance de l’aide, telle est la vision affirmée par les autorités et rappelée par Pierre Awadé, le coordonnateur national de la Déclaration de Paris. En 2008 à Bruxelles, le gouvernement et les partenaires au développement avaient réaffirmé leur engagement mutuel à travailler ensemble pour accélérer le développement et assurer que les ressources qu’ils y consacrent soient employées avec efficacité et contribuent à l’amélioration des conditions de vie des Togolais.

Le siège de la banque panafricaine Ecobank à Lomé.Le siège de la banque panafricaine Ecobank à Lomé.

Dans ce contexte, les autorités, conformément au principe de la responsabilité mutuelle, ont entrepris de rendre compte à l’ensemble des acteurs au développement et à la population, de l’utilisation des ressources extérieurs reçues dans le cadre du financement des projets de développement. Ainsi, elles se sont engagées dans l’élaboration de Rapports sur l’aide publique au développement (RAPD) qui sont présentés chaque année. Ce processus a été renforcé avec l’installation de la Plateforme de gestion de l’aide (PGA) qui permet dorénavant d’avoir les informations sur les financements extérieurs en temps réel. De 2006 à 2013, l’aide reçue par le Togo a été en constante progression à l’exception de 2009. Après 2009, l’aide a cru pour s’établir à 435,126 millions de dollars en 2012 puis a chuté en 2013 à 378,67 millions de dollars. En 2013, ces montants comprennent les dons pour plus de 237 millions de dollars (62,72%) et les prêts, 141,18 millions, soit 37,28%. Les principaux donateurs sont la Banque mondiale, l’Union Européenne, l’Agence japonaise de coopération, la BOAD, l’Agence française de développement (AFD), et la BAD.

 

Source :  Economie & Développement (Togo)

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