TUNISIE – Les leçons de l’attaque terroriste au musée du Bardo

L’attentat terroriste perpétré au musée du Bardo à Tunis continue de susciter des questions au sein de la classe sociopolitique tunisienne. Entre les failles de la sécurité et les réponses à apporter à ce genre d’action, les responsables de l’Etat sont maintenant avertis. Les islamistes n’ont pas encore lâché prise sur la Tunisie.

 

Des éléments des forces spéciales tunisiennes.Des éléments des forces spéciales tunisiennes.

 

L’Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat terroriste qui a été commis par deux jeunes tunisiens, Abou Zakaria al-Tounsi et Abou Anas al-Tounsi,  au musée du Bardo à Tunis. Le communiqué de l’EI souligne ainsi, entre autres, qu’ils « parvenus à assiéger un groupe de ressortissants des pays croisés ». Cette attaque qui visait des touristes étrangers a fait une vingtaine de morts parmi les touristes en majorité européens.

A en croire certaines informations dignes de foi, les deux jeunes âgés de 20 et 27 ans et qui ont été tués par les forces de sécurité tunisienne étaient bien connus des services de sécurité. Car ils étaient suivis pour s’être entraînés dans des camps en Libye.Le Secrétaire d’État tunisien en charge des affaires sécuritaires, Rafik Chelly, a mentionné que les auteurs de l’attentat le plus meurtrier en Tunisie étaient des  « éléments extrémistes salafistes takfiris » qui ont bénéficié  d’entraînement en Libye. Et un certain nombre d’autres Tunisiens étaient encore dans des camps de formation à eux consacrés à Sabratha, Benghazi et Derna.
Malheureusement, concernant l’attaque du Bardo, plusieurs défaillances ont fait que leur passage à l’acte n’a pu être déjoué. Le pire reste cependant les informations selon lesquelles deux des quelque quatre éléments de la sécurité étaient au café lors de l’attaque. Et n’eut été la promptitude des forces de sécurité du parlement tunisien mitoyen du musée du Bardo, le bilan aurait certainement été encore plus lourd

Cet attentat terroriste qui porte la signature de l’Etat islamique en Tunisie marque un sérieux avertissement sur la menace qui pèse sur le pays. Surtout quand l’on sait que la Tunisie fournit un nombre impressionnant de candidats à l’aventure jihadiste de l’Etat islamique. Mais le pays du président Béji Caïd Essebsi, à lui tout seul, ne saurait faire face à ce péril international qui menace sa fragile démocratie si son voisin libyen est livré au chaos. Qui pis est, à la merci de l’Etat islamique qui en fait désormais son sanctuaire en Afrique. Il a besoin d’être aidé par la communauté internationale à travers une coopération sécuritaire dynamique.

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