MALI – Bamako : préserver le patrimoine national à tout prix (Episode 18)

De Nioro du Sahel à Bamako, nous traversons un Mali vert, où les champs de mil (sorgho) et de petit mil se succèdent sur de vastes étendues de terre. Le paysage est merveilleusement luxuriant.

 

En traversant Bamako, la capitale du Mali.En traversant Bamako, la capitale du Mali.

 

 

 

Nos compagnons de route depuis Dakhla s’arrêtent à Bamako chez un coopérant médecin militaire anciennement au Bénin. Le temps de se désaltérer, nous nous excusons pour le déjeuner qu’il nous offre. Il nous faut avancer le plus loin possible. Car, nous avons un impératif.

Alexandre Camp qui conduit doit prendre son avion à Cotonou. Le patron de l’Entreprise Camp Plomberie-chauffage, s’est donné deux semaines de congé et depuis, il gère les urgences à Vielverge par téléphone portable.

Les rues de Bamako, la capitale du Mali, ressemblent beaucoup à celles de Ouagadougou au Burkina et de Cotonou au Bénin de par le nombre impressionnant de motocyclistes que je vois. Mais bien plus impressionnant encore, ce sont les chargements hors gabarit des véhicules de transport que je rencontre sur les routes du Mali. Finalement, la nuit nous surprend aux portes de Sikasso et nous force à nous arrêter. Ville carrefour entre les pays ayant une façade maritime (Bénin, Togo, Côte d’Ivoire) et ceux de l’hinterland que sont le Mali et le Burkina, elle est aussi chargée d’histoire.

Cette ancienne capitale du royaume du Kénédougou est fondée par Mansa Daoula Traoré au début du 19eme siècle. C’est le tata (muraille défensive) érigé par le roi Tiéba Traoré et Babemba Traoré et classé patrimoine culturel national qui attire des visiteurs. Les troupes de Samory Touré ont en effet buté contre cette muraille sans jamais réussir à la prendre. Et ce n’est que seulement les moyens modernes des troupes coloniales françaises qui ont eu raison d’elle. Avec un périmètre de près de 10 kilomètres, une épaisseur de 6 mètres à la base et de 2 mètres au sommet, et une hauteur de 4 à 6 mètres, le tata de Sikasso comprend 5 grandes portes verrouillées. Un vestige de l’histoire qui vaut le crochet.

 

A lire aussi: Episode 1, Episode 2, Episode 3, Episode 4, Episode 5, Episode 6, Episode 7, Episode 8, Episode 9, Episode 10, Episode 11, Episode 12, Episode 13, Episode 14, Episode 15, Episode 16 et Episode 17 du voyage Paris-Cotonou.

Commentaires