Mali, nous sommes chez nous (Episode 17)

La libre circulation des personnes et des biens est loin d’être effective comme l’auraient souhaité les citoyens de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Néanmoins, il y a un certain sentiment d’appartenance à une communauté. En l’état actuel de la balkanisation de l’Afrique.

 

Nioro du Sahel, la porte d'entrée du Mali et de la CEDEAO.Nioro du Sahel, la porte d’entrée du Mali et de la CEDEAO.

 

 

Avant votre notre voyage, je disais toujours à Alexandre Camp que dès que nous franchirons la frontière du Mali, nous serons chez-nous, c’est-à-dire au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), mais en même temps de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Après avoir traversé la frontière mauritanienne, nous sommes donc chez-nous à Nioro du Sahel. Raison de plus pour que nous refusions de payer pour un visa d’entrée de ma compagne, qui réside au Bénin depuis 20 ans et qui est qui plus est, titulaire d’une carte de résidente au Bénin, et par voie de conséquence valable dans tout l’espace CEDEAO.

 

Les policiers ont beau faire pour nous convaincre, nous n’en démordons pas. La libre circulation des personnes et des biens au sein de la CEDEAO ne doit pas être transgressée pour les résidents qu’ils soient nationaux ou étrangers. Après ce quiproquo sur l’interprétation des textes, le supérieur hiérarchique du poste de police donne l’ordre de nous laisser partir. Nous voilà dans la ville de Nioro du Sahel, chef lieu de la commune de Nioro et du cercle de Nioro du Sahel.

Fondée en 1240 par Beydari Tamboura, d’ethnie Diawando, c’est les Bambaras massassi qui en font d’abord un royaume avant qu’il ne tombe entre les mains d’El Hadj Oumar Tall en 1854. Lequel y érige une grande mosquée. Nioro est alors sous l’influence du hamallisme, du nom de Cheikh Hammalla de la confrérie Soufi Tidjane. Mais il est plus tard vaincu par les colons français et déporté en France où il meurt en 1942. Ici, nous buvons nos premières bières après la privation que nous avons subie en Mauritanie dès que nous arrivons à la seule auberge où nous pouvons dormir en sécurité. En attendant de reprendre la route demain pour Sikasso via Bamako.

 

 

 

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