SOUDAN – Le président Omar el Béchir réélu avec 94,5% des voix

Le 27 avril, le chef de la Commission électorale, Mokhtar al-Assam, a proclamé les résultats de la présidentielle du 13 avril dernier au Soudan. Sans surprise, le président Omar el Béchir a été réélu avec 94,5% des voix.

 

Le président du Soudan, Omar el Béchir.Le président du Soudan, Omar el Béchir.

 

 

Le président sortant du Soudan, Omar el Béchir, a été déclaré réélu pour se succéder à lui-même à l’issue du scrutin présidentiel du 13 avril dernier. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement pour continuer de le protéger de la Cour pénale internationale (CPI). Et l’homme fort de Khartoum ne le sait que très bien pour oser laisser le jeu politique se jouer librement.

 

En effet, mis au ban de la communauté internationale, le président soudanais est réclamé par la CPI qui le poursuit pour crimes contre l’humanité et génocide au Darfour. Une inculpation à laquelle il a jusque-là échappé en raison du refus de certains pays notamment africains  de coopérer et de faire arrêter le dirigeant soudanais.

Le Soudan a organisé son scrutin présidentiel le 13 avril dernier. Face au président sortant Omar el Béchir, une dizaine d’autres candidats étaient en lice. Mais la victoire de l’homme fort de Khartoum était inévitable dans un pays où l’opposition peine à s’exprimer.

Les 13 candidats qui se sont présentés à la présidentielle soudanaise n’auront donc pas le choix que d’attendre une prochaine fois. Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat  en juin 1989, Omar el Béchir a déjà été réélu en 2005 et 2010. Son parti, le Congrès national (National Congress) qui a verrouillé le jeu politique national a donc tout fait pour lui assurer un troisième mandat. Avec un score à la soviétique de 94,5% des voix, selon le chef de la Commission électorale, Mokhtar al-Assam.

 

Dans un communiqué conjoint, la Grande-Bretagne, la Norvège et les États-Unis avaient émis des critiques sur la capacité actuelle du Soudan à organiser ce que ces pays appellent des « élections libres, justes et dans un climat propice ». Mais Omar el Béchir, pour sa part, avait répondu que plusieurs organisations internationales qui ont participé à la surveillance de ces élections ont « reconnu leur caractère juste et transparent, mais, malgré cela, des éléments colonialistes n’ont pas été satisfaits ». Allusion était ainsi faite aux pays susmentionnés, entre autres, en raison de leurs critiques à l’égard du Soudan pour déficit de démocratie et violation des droits de l’homme.

 

 

 

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