HUMOUR – Le football, une affaire d’abrutis ?

 

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Kangni Alem, mon ami et frère du Togo, m’a souvent parlé de son aversion pour le football. Est-ce parce que ce sport génère les passions les plus folles allant jusqu’aux violences absurdes comme des meurtres de supporters? Ou est-ce parce que les footballeurs eux mêmes sont devenus des enfants gâtés, surpayés et surcotés? Ou est-ce dû à la surenchère business qu’il suscite? « De voir vingt-deux gaillards, débordant de testostérone, courir derrière un petit cuir en rond pendant une heure-trente est la chose la plus absurde que les hommes aient jamais inventée », a-t-il commenté un jour.

 

C’est vrai: quand on schématise le football ainsi, on se rend compte qu’il n’y a rien de plus con, de plus illogique, de plus irrationnel que ce sport qui, finalement, ne rend service qu’aux égos de ceux qui le pratiquent. Et que dire alors des téléspectateurs africains qui, depuis des dizaines d’années, ont les yeux rivés sur le football européen, réagissant de la même façon que les supporters locaux, exportant les mêmes conflits opposant des clubs rivaux, Chelsea-Arsenal, Barcelone-Real de Madrid, et même, se battant entre admirateurs de Ronaldo et de Messie? Quand Ronaldo pète à Madrid, il se trouve qu’à Cotonou, à Dakar, à Nairobi ou à Harrare des gens ont mal à l’anus. Lorsque Neymar a la colique, à Kpalimé, à Kaduna ou à Port Gentil, des supporters se roulent par terre.

 

L’absurdité est portée à un tel niveau que des investisseurs africains comme Aliko Dangoté envisageraient d’acheter des clubs comme Arsenal. Avant lui, notre compatriote, Christian Lagnidé avait tenté la même expérience avec un club français de deuxième division. De son aveu, il n’aurait pas eu envie de renouveler le bail. Alors abrutis?

 

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