AFGHANISTAN – Un nouveau Mollah nommé Akhtar Mohammad Mansour succède au Mollah Omar décédé

La nouvelle de la mort de l’ancien chef des Talibans, Mollah Omar, annoncée par l’agence de presse Reuters a finalement été confirmée. Et c’est Mollah Akhtar Mohammad Mansour qui lui a succédé dorénavant.

 

Mollah Mansour PHOTO

La nouvelle de la mort du Mollah Omar que  Reuters a annoncée n’a pas mis longtemps pour être confirmée par les Talibans eux-mêmes. Le journal belge Le Soir annonce la mort du Mollah Omar sur son site http://www.lesoir.be et indique que : « Dans un communiqué, les rebelles afghans ont confirmé jeudi la mort «de maladie» de leur chef le mollah Omar, annoncée la veille par le gouvernement afghan, sans toutefois préciser quand son décès est intervenu, ni le nom de son successeur. «La direction de l’émirat islamique (nom que se donnent les talibans, NDLR) et la famille du mollah Omar annoncent le décès de maladie du fondateur et chef (des talibans)», ont précisé les insurgés islamistes dans un communiqué. Le texte ne dit pas quand le mollah Omar est mort, mais que «sa santé s’est détériorée ces deux dernières semaines», suggérant que son décès est bien plus récent qu’avril 2013, date avancée par les autorités afghanes, selon lesquelles le dirigeant taliban est mort dans un hôpital de Karachi, au Pakistan ».

 

Le site de RFI, http://www.rfi.fr nous apprend que le nouveau chef des Talibans, Mollah Akhtar Mohammad Mansour, a maille à partir avec l’ONU. Et pour cause : « Il figure depuis 2001 sur la liste des personnes recherchées par les Nations unies pour leurs activités au sein du régime taliban. Ancien ministre de l’Aviation civile et des Transports du régime qui a dirigé l’Afghanistan de 1996 à 2001, il a été détenu au Pakistan avant de revenir en Afghanistan, en 2006, où il aurait trempé dans le trafic de drogue, selon l’ONU. « Il opérait dans les provinces afghanes de Khost, Paktia et Paktika. À la même époque, il était également ‘’gouverneur’’ taliban de Kandahar », peut-on lire sur sa fiche d’identification dressée par le Comité du Conseil de sécurité des Nations unies ».

 

Le journal suisse Le Temps rappelle à travers son site http://www.letemps.ch que les Talibans connaissent des dissensions en leur sein depuis que plusieurs d’entre eux ont prêté allégeance à l’Etat islamique. Et le journal d’écrire : « Résultat. Début janvier, une dizaine d’ex-commandants talibans ont ainsi fait allégeance collectivement à l’EI, qui les a ensuite nommés à la tête de sa branche du Khorassan, région réunissant le Pakistan et l’Afghanistan, berceau historique des talibans et d’Al-Qaïda. 

En juin des heurts sanglants ont opposé les talibans et leurs nouveaux ennemis islamistes dans l’est et le sud de l’Afghanistan, où les Etats-Unis ont multiplié les frappes de drones mortelles contre des chefs locaux de l’EI ».

 

Si la mort du Mollah Omar est un coup dur pour les Talibans, les guerres intestines qui traversent le mouvement le sont encore davantage. Il s’agit d’autant de signes d’affaiblissement. Mais rien ne garantit cependant une baisse des tensions dans cette région de l’Asie, où l’Etat islamique a déjà ses pions.

 

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