BENIN – A quoi ça sert d’être pionnier ?

 

Florent Couao-Zotti PHOTO

Les Béninois, depuis les années soixante, ont toujours cultivé l’art d’être presque les premiers de quelque chose en Afrique. Ayant été pendant deux décennies « l’enfant malade de l’Afrique » par ses coups d’État endémiques, il est sorti des mauvais records pour s’octroyer, non sans fierté, les premières places des situations les plus envieuses.

 

Inventeurs de la Conférence Nationale, capables de chasser un dictateur et de le faire revenir au pouvoir, initiateurs des organes indépendants pour l’organisation des élections (NDLR : Commission électorale nationale autonome : CENA), longtemps premiers du classement de la liberté de la presse, premiers à accueillir la fibre optique, utilisateurs effrénés du concept de « pays émergeant », – la liste est loin d’être exhaustive – on est aujourd’hui réduits à voir nos voisins immédiats ou lointains, nous ravir la vedette et s’imposer avec plus d’efficacité et de bonheur dans ses différents domaines.

 

« Nous aimons les « gloires passées », observe un culturaliste béninois qui avance que telle attitude serait liée à la pratique du vodoun, lequel accorde une large place aux gloires anciennes. Et le culte des ancêtres en serait le témoignage le plus probant. Sans pour autant adopter une thèse aussi arrache-poil, on peut s’interroger sur ce comportement des Béninois devenu presque culturel. Hem…Hem.

 

 

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