USA / AFRIQUE – Visite de Barack Obama au Kenya : cahier d’un retour de « l’enfant perdu » au pays ancestral

C’est la première fois que Barack Obama se rend en Afrique et plus précisément au Kenya – la terre d’origine de son père -, en tant que président des Etats-Unis. Une visite qui déchaîne un grand enthousiasme, voire des passions au-delà même du Kenya.

 

Le président américain, Barack Obama.Le président américain, Barack Obama.

 

A l’instar de nombreux médias internationaux, RFI, à travers son site http://www.rfi.fr se penche sur la visite de Barack Obama au Kenya. Et à propos de cette visite qui sera sans doute gravée dans les annales de l’histoire, RFI écrit:

 

« C’est la première fois que le président américain foule le sol d’un pays africain où plane une réelle menace terroriste. Au Kenya, il faut en effet composer avec la menace shebab. Les islamistes somaliens ont déjà frappé Nairobi en plein cœur lors de la prise d’otage sanglante du centre commercial Westgate en septembre 2013. De plus, les Etats-Unis soutiennent la force Amisom qui lutte contre les insurgés.»

 

Victime déjà de plusieurs attaques terroristes des islamistes Shebab, le Kenya est depuis plusieurs semaines sous haute surveillance.

 

« Plusieurs centaines d’agents du «Secret service», l’agence chargée de la sécurité du dirigeant américain, sont arrivés au Kenya ces dernières semaines et ont, selon les médias locaux, passé au crible trois hôtels – le Sankara, la Villa Rosa Kempinski et l’Intercontinental.

Cette semaine, un Osprey – le très reconnaissable aéronef issu du croisement entre un hélicoptère et un avion – habituellement stationné à la base militaire américaine de Djibouti, a survolé Nairobi avec un hélicoptère blanc arborant les insignes présidentiels. «Le niveau de sécurité est suffocant», résume Abdullahi Halakhe, analyste spécialiste des questions sécuritaires dans la région.»

 

C’est en ces termes que le journal suisse La Tribune de Genève décrit, dans les colonnes de son site http://www.tdg.ch, les mesures de sécurité prises à l’occasion de la visite de Barack Obama.

 

La visite du président américain Barack Obama au Kenya, la terre de ses ancêtres, occupe une large place dans la plupart des médias du monde. Outre les questions de sécurité, des droits de l’homme et d’économie dont on sait qu’elles vont meubler son entretien avec son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, celle des droits des homosexuels intéresse plus d’un média. A ce propos, France 24 écrit sur son site, http://www.france24.com:

 

« Uhuru Kenyatta a cependant affirmé que son vice-président, le très controversé William Ruto, toujours poursuivi par la CPI et ouvertement homophobe, serait bien présent lors des réunions du gouvernement avec Barack Obama. Interrogé sur la question des droits des homosexuels, le président kényan a déclaré qu’il s’agissait « d’un non-problème pour les gens de ce pays » et que ce ne serait « pas du tout au programme » des discussions avec Barack Obama.»

 

Sous le titre « Diaporama : les précédentes visites d’Obama au Kenya en images », Jeune Afrique indique que: « Si la visite de Barack Obama au Kenya est une première en tant que président des États-Unis, ce dernier s’était déjà rendu sur la terre de ses ancêtres en 1987 puis en 1992 et en 2006 ». Et de proposer un flash-back en images sur les précédentes visites du président américain au Kenya sur son site,  http://www.jeuneafrique.com.

 

Le site de la Presse du Canada, http://www.lapresse.ca, s’intéresse au grand enthousiasme que suscite la visite du président américain au Kenya pour écrire que :

 

« Barack Obama n’est venu qu’une poignée de fois au Kenya, mais pour la population locale, majoritairement issue de l’ethnie luo, il est d’ici. Et que le président vienne jusqu’au village ou pas – son programme reste en partie secret – Hoseo Owuor profitera de la visite. D’ordinaire, ce trentenaire vend des vêtements de deuxième main ou des lunettes fabriquées en Chine. Pour l’occasion, il a commandé 400 t-shirts ornés d’un portrait souriant du président ».

 

Comme diraient ses ancêtres, les Luo, « un cabri ne met jamais bas pour qu’un mouton vienne lécher son petit ». Comme quoi, que Barack Obama aille à Kogelo ou non, qu’importe. Il est de Kogelo de par ses ancêtres, et dans l’esprit de la spiritualité africaine, ces derniers sont toujours et partout avec lui. Il n’est donc point tenu d’aller jusqu’au village.

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