CLIMAT – Enjeux du sommet des chefs d’Etat sur les changements climatiques à New-York

Les travaux du sommet des chefs d’Etat sur le climat ont commencé à New York avec un double objectif : trouver le mécanisme pour mieux réussir la COP 20 de Lima durant laquelle les difficultés d’obtention d’un accord seraient aplanies entre les différents groupes de pays ; et baliser l’obtention d’un accord intégral sur l’application effective du nouveau régime à la COP 21 de Paris.

Les participants en pleine sessionLes participants en pleine session

Lors de la rencontre de Varsovie en 2013, les négociateurs sur les questions climatiques se sont mis d’accord sur les principes majeurs de base pour le nouveau pacte mondial sur le changement climatique destiné à être signé en 2015 et mis en œuvre après 2020. Cette entente est perçue comme une étape clé dans l’élaboration d’un ambitieux pacte mondial sur le changement climatique en 2015, et un indice du désir de tous les pays d’éviter une rupture des pourparlers sur le climat.

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies, Monsieur Ban Ki-moon avait alors indiqué que : « Les décisions prises à Varsovie servent de tremplin important vers la signature d’un accord légal universel en 2015 ».

C’est se basant sur ces acquis que le Secrétaire général des Nations-Unies organise ce sommet climatique. Dès lors, il est demandé aux dirigeants mondiaux, ainsi qu’aux dirigeants des secteurs commercial et financier, des gouvernements locaux et de la société civile, de faire des annonces et de prendre des mesures audacieuses qui mèneront à la réduction significative des émissions de gaz à effets de serre et au renforcement des efforts d’adaptation et de résilience.

Cette stratégie diplomatique vise à sensibiliser les décideurs de tous les Etats (Pays industrialisés, pays Emergents, PMA et Petits Etats Insulaires, Etats sans littoral) de haut niveau à s’engager pour un nouveau second régime de Protocole de Kyoto qui consiste à limiter l’émission des Gaz à Effet de Serre (GES) afin de maintenir le réchauffement au plus à 2 degré Celsius ; obtenir des Etats, l’assurance pour la sécurisation du climat de la planète malgré les défis qu’imposent la diversité économique et les différents flux démographiques des pays.

Messages clés

Siege des Nations Unies à New York où se déroulent les négociationsSiège des Nations Unies à New York où se déroulent les négociations

La communauté internationale s’attend à Paris en 2015 à un accord susceptible de fournir un cadre opérationnel sur le changement climatique et qui vise à maintenir la hausse des températures à moins de deux degrés Celsius, tout en offrant des résultats concrets pour les pays en développement dans leur adaptation aux impacts climatiques, la réduction de la déforestation, la poursuite de la mise en œuvre des stratégies de développement propre et à faibles émissions.

Pour que l’accord de Paris comprenne effectivement tous les éléments clés en cours de négociation et serve de base à un accord juridiquement contraignant sur le changement climatique – ce qui reste l’objectif final -, des dispositions doivent être prises afin que les gouvernements conviennent d’un calendrier. Objectif : transformer ces éléments en un accord juridiquement contraignant dès que possible en 2016. La rencontre de New York participe de cette stratégie. Ainsi les échanges au cours de ce sommet tournent autour des éléments pouvant amener tous les pays à s’engager à limiter les émissions de toutes les sources majeures, les pays développés à adopter des objectifs ambitieux à moyen terme. Les réflexions vont aussi dans le sens d’avoir un train de mesures pour renforcer la capacité d’adaptation du monde à faire face aux impacts des changements climatiques inévitables et à soutenir les plus vulnérables.

L’objectif aussi est d’amener les gouvernements à donner une réponse pertinente aux demandes des pays en développement et une interprétation pragmatique et ambitieuse au principe d’équité. Lesquels pays en développement ne manquent pas de rappeler qu’ils ont besoin de fonds et de la technologie majeure pour répondre à leurs besoins, y compris l’effectivité et l’opérationnalisation du financement de démarrage immédiat de 10 milliards de dollars par an afin qu’ils puissent agir rapidement pour renforcer la résilience climatique, et de poursuivre la croissance à faibles émissions.

 

Par Euloge Aïdasso, envoyé spécial

Commentaires