AFRIQUE – La Russie prête à renforcer les capacités des acteurs de lutte contre la corruption en Afrique Centrale.

Diplomatie tout azimut pour la délégation gabonaise qui prend part depuis lundi 2 novembre 2015, à Saint-Pétersbourg(Russie), à la 6e session de la Conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies contre la Corruption.

 

ACTU GABON RUSSIE CE MERCREDI4 NOV 2015 - Copie

 

En marge des travaux,   sous la conduite  du Président de la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite, Dieudonné Odounga Awassi, ladite délégation  a rencontré, ce mercredi,  le  procureur général et chef de la Direction de la mise en place de la législation anti – corruption de la Fédération de Russie, Yury Semin.

 

Les deux parties  se sont ainsi engagées à raffermir le partenariat entre les Autorités anti – corruption du Gabon et de la Russie.

 

En outre, en sa qualité de président du Réseau des Institutions Nationales  Anti-corruption d’Afrique Centrale (RINAC), M. Odounga Awassi  a sollicité un appui pour le  renforcement des capacités en faveur des acteurs de lutte contre la corruption  dans la zone  de la

Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui regroupe douze pays membres : Angola, Burundi, Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, République Centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Sao-Tomé et Principe,  Tchad et le Rwanda. 

 

FORMATION SPECIALISEE

 

Aussi, les autorités russes ont-elles  marqué leur accord à la réalisation d´une telle formation spécialisée en matière de prévention et de la répression de la corruption en Afrique Centrale.

 

Il appartient alors au Gabon de saisir le Secrétariat de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour bénéficier d’un programme de formation que la Russie développe avec cette instance internationale.

 

Autres activités de la délégation gabonaise, ce mercredi à Saint-Pétersbourg,   elle  a  participé à  une réunion organisée par le Royaume du Maroc sur le  «  Partenariat Secteur Public et Secteur Privé : Expérience du Maroc », dans la lutte contre la corruption.

 

Bien entendu,   le Gabon participe activement aux débats portant sur les points inscrits á l´ordre du jour de la 6ème Conférence des États Parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, en s’appuyant sur  les meilleurs moyens de mettre en œuvre la Convention. Premier instrument international juridiquement contraignant de lutte contre la corruption, le texte  est entré  en vigueur le 14 décembre 2005.

 

SANS FRONTIERES

 

Dans la journée, à l’occasion de son discours  à la tribune de la Conférence, le président de la CNLCEI, Dieudonné Odounga Awassi,  a rappelé que le  «   Gabon est  un  Etat partie à la Convention de MERIDA depuis le 13 septembre 2004.   A ce titre,  il souscrit à la déclaration prononcée au nom du Groupe Africain et partage la vision et l’engagement de lutter ensemble contre le fléau sans frontières de la corruption ».  

 

Dans cette optique, il  a souligné  que «  le Gouvernement gabonais vient de revisiter le 11 août 2015 son Code pénal et son Code de procédure pénale pour mettre en place un tribunal spécial et une cour d’Appel en charge de la délinquance économique et financière. Cette importante reforme donne aux institutions des outils adaptés à la lutte contre ce fléau et permet au Gabon d’accélérer son développement ».

 

Rodrigue ASSEYI

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