BURKINA – Présidentielle 2015 : Roch Kaboré propose, s’il est élu, la mise en place d’une structure chargée de l’élaboration d’une nouvelle Constitution

Aujourd’hui, vendredi 27 novembre 2015, dernier jour de la campagne pour les élections du 29 novembre, Radio Oméga reçoit comme invité le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) Roch Kaboré. Il nous parle l’enthousiasme ressenti lors de la campagne mais aussi du programme qu’il compte mettre en œuvre une fois élu.

 

ACTU Roch-Kaboré1

 

Dites-nous comment vous avez trouvé ces régions déjà parcourues ?

 

Je dois dire que c’est avec une grande satisfaction, non seulement c’est déferlant mais l’enthousiasme qu’on lit au visage de ces jeunes, de ces femmes, de ces anciens, et de ces autorités coutumières et religieuses et l’espoir que l’on sent naitre. C’est pourquoi, je dis que nous sommes engagés à faire un programme qui doit être un programme réaliste un programme qui n’est pas démagogique.

 

Beaucoup de Burkinabè disent que vous avez longtemps travaillé avec Blaise Compaoré et que vous êtes arrivés dans l’opposition récemment que Roch Kaboré et son équipe n’a plus rien à proposer aux Burkinabè.

 

Je pense que c’est une erreur fondamentale de réfléchir de cette manière. Il n’y a jamais de honte à apporter sa contribution à la construction de son pays dans un gouvernement. Et je dis la qualité que je trouve justement dans cette candidature, c’est que j’ai travaillé effectivement avec Blaise Compaoré et je peux dire que j’ai travaillé dans la probité et dans le respect de l’éthique. Sinon, je ne serai pas devant vous en train de vous parler. Si l’on regarde tous les candidats qui sont présents aujourd’hui, je pense qu’en dehors de Me Sankara Bénéwendé et d’autres, ceux qui estiment qu’ils sont de grosses pointures ont tous travaillé avec Blaise Compaoré.

Ce n’est pas la durée qui prédispose de l’honnêteté parce que vous pouvez voir quelqu’un qui a duré deux ou trois ans dans un gouvernement et ce qu’il a fait comme gâchis, c’est plus important que celui qui a fait quinze vingt ans. Donc je pense que là n’est pas l’argument.

Aujourd’hui encore,  les alliances qui se nouent nous montrent bien que ceux qui avaient dénoncé Blaise Compaoré et son parti renouent avec le parti de Blaise  Compaoré.

 

Vous avez la certitude ?

 

Mais c’est eux même qui l’ont déclaré et c’est à la télévision que je l’ai vu même s’il y a des reculades je dirai que le mal est déjà fait.

 

Vous serai l’un des candidats à être peut être président le 29 novembre.Cela pourrait arriver. Qu’allez-vous faire concrètement ?

 

D’abord relancer notre fonction publique et notre administration pour la mettre au service du peuple. Nous devons œuvrer à ce que la relance économique dans l’ensemble des secteurs économiques soit une réalité. Nous devons faire en sorte que le peuple burkinabè se réconcilie avec son histoire.

Tant que nous n’arrivons pas à l’apaisement des cœurs nous ne pouvons pas non plus développer ce pays dans la tension permanente.

 

Cela veut-il dire que pendant votre premier mandat, votre première mission sera de commencer par la justice parce qu’on voit que les insurgés attendent encore beaucoup de la justice ?

 

La justice est une priorité. Nous avons pris l’engagement que la justice sera rendue pour les insurgés, pour ceux qui sont morts au combat pour la liberté et pour leur famille également. Des réparations seront faites. Je dis également que tous les dossiers de justice les plus importants qui sont en cours doivent être traités. C’est tout à fait normal.

 

Vous promettez que personnes n’échappera à la justice même s’ils sont dans votre entourage ?

 

Je l’ai déjà déclaré plus d’une fois que nul n’est au-dessus de la loi. Celui qui parmi nous, a un dossier qui se fait épingler il répondra devant la justice. Cela est clair, c’est net et cela ne change pas.

 

Quelle est votre politique d’urgence pour la santé ?

 

Pour la santé, il faut que nous puissions procéder au relèvement du niveau technique de tous les plateaux de santé  depuis les Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) jusqu’aux Centre hospitaliers universitaires (CHU). Nous avons également dit que tous les Centres hospitaliers régionaux (CHR) qui sont existants doivent être transformés en Centres hospitaliers universitaires (CHU) parce que nous pensons que l’on doit y mettre le matériel nécessaire pour permettre de soigner normalement les malades. Il est impératif que nous puissions faire en sorte qu’il y ait dans chacun de ces centres hospitaliers des spécialistes.

 

Est-ce-que Roch est la solution de l’université de Ouagadougou, de Koudougou, de Bobo Dioulasso ?

 

Roch Kaboré apporte sa solution dans tous les domaines. Il apporte des propositions, des solutions. Il y en a qui ont proposé de fermer l’université pendant deux ans pour remettre à plat le système universitaire quand on sait que l’année prochaine, nous aurons plus de trente mille nouveaux bacheliers qui seront réorientés vers l’université. Même si vous fermez l’université pour faire des structures, vous serez largement dépassés.

 

Est-ce-que les universités n’ont pas besoin aujourd’hui d’une action courageuse ?

 

Elles ont besoin d’une action courageuse mais l’action courageuse doit aller aussi avec la modernité.

 

Les voix sont nombreuses et elles demandent une nouvelle Constitution. Combien de temps donnez-vous au Burkinabè une fois élu ?

Nous avons dit que dès que nous serons élus, six mois après nous allons mettre en place la structure qui va commencer à réfléchir sur cette Constitution parce que nous pensons qu’il faut marquer la rupture avec la quatrième république en allant vers une cinquième république.

De ce point de vue l’ensemble des composantes du peuple burkinabè sont invités à cette réflexion pour qu’ensemble, dans un consensus bien établi nous puissions définir quel est le nouveau cadre dans lequel le Burkina Faso sera construit.

Pourquoi Roch Kaboré ne veut pas le soutien du CDP ?

 

Je vous ai dit depuis toujours que nous ne sommes pas dans la compromission. Le CDP, ce sont des burkinabè comme tout le monde mais au plan politique vous savez très bien la situation que nous avons vécu avant l’insurrection, nous ne pouvons pas accepter devant le peuple burkinabè faire cette compromission. Il y a beaucoup de choses à se dire. Il faut qu’on se réconcilie véritablement.

 

Source: http://omegabf.info

 

Omega Fm (Burkina)

 

 

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