HISTOIRE – Les Luo dont descend Barack Obama sont les véritables fondateurs de l’antique civilisation égyptienne

Le peuple fondateur de la brillante et extraordinaire civilisation égypto-nubienne s’appelle les Luo ou Louo ou encore Lwo. Et tous les Luo d’aujourd’hui portent leur nom en héritage. Mais contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, le vocable « Luo » désigne dans les anciennes traditions négro-africaines un concept théologique et philosophique. Lequel va, en fin de compte, se muer en nom d’un peuple: celui qui a mission de porter ce concept. On retrouve d’ailleurs dans bien des cas concernant des peuples (ou ethnies) en Afrique, des dénominations analogues. Un peu d'histoire sur les Luo.

 

Barack Obama au milieu de sa grand-mère Sarah Obama et de sa demi-soeur, Docteur Auma Obama.Barack Obama au milieu de sa grand-mère Sarah Onyango Obama et de sa demi-soeur, Docteur Auma Obama.

 

Les Luo sont présentés actuellement comme un peuple d’Afrique habitant les régions du Nyanza au Kenya et de Mara en Tanzanie. Mais il y a aussi une minorité de Luo en Ouganda notamment.  Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’il y a aussi des Luo au Bénin, au Ghana, au Nigeria, au Niger, au Tchad, au Cameroun, en Centrafrique, au Soudan et au Sud-Soudan. Et la liste des pays est loin d’être exhaustive. Si le Sud-Soudan est, en vérité, le foyer originel des Luo, leur origine la plus ancienne après le Soudan est située à Thèbes en Egypte.

 

Les descendants de Luo authentiques – parce que les Luo du Paléolithique supérieur se sont dispersés et disséminés en plusieurs petits groupes qui ont finalement formé de nouveaux peuples -, sont censés être restés au Soudan. Au nom de la loi sacrée qui interdisait aux Luo de quitter le foyer originel.  Mais les Luo ont depuis rompu le pacte immuable qui les liaient aux ancêtres pour migrer de la Nubie ancienne jusqu’au Bénin, en Afrique de l’Ouest. En raison des grands conflits qu’ont connu le Soudan ancien avant même l’avancée des hommes du Prophète Mahomet. Il s’agit des Luo gardiens des temples sacrés de la Nubie, peuple Lévite, si tant est qu’on puisse faire la comparaison en ces termes, qui vont ainsi emporter avec eux dans leur migration les derniers secrets de la Nubie antique.

 

 Les Luo : fondateurs de la civilisation égypto-nubienne

 

L’histoire mouvementée des Luo commence dès le Paléolithique supérieur. Quand les premiers peuples de Nubie entament diverses migrations tous azimuts et notamment vers la Mésopotamie, ils décident alors de confier la garde de leur mère-patrie à la lignée de leur benjamin, conformément aux traditions ancestrales antiques. Et c’est cette lignée qui deviendra le peuple Luo, c’est-à-dire les gardiens du temple originel, et par conséquent les Prêtres de Nubie. Le vocable « Luo » lui-même veut dire philologiquement « Prêtre ».

 

Que les migrants reviennent ou non, ils avaient ainsi par cette dévolution des tâches la certitude que, de génération en génération, la tradition sera respectée et pérennisée, et qu’un jour s’ils revenaient ou si leurs descendants revenaient; ils trouveraient que la « maison ancestrale » ou la « maison sacrée » ou encore ce qu’on appelle la « Takienta » d’où dérive l’autre nom ancien de la Nubie (hormis celui de « Pays de Kousch ») a été bien gardée. C’était déjà ainsi du temps où l’Homo sapiens sapiens a décidé de conquérir le monde.

 

C’est pour préserver cet héritage multiséculaire, en fin de compte, que les Luo qui se sont établis en Afrique de l’Ouest, entre autres, ont quitté la Nubie entre le Vème et le VIème siècle, notamment les villes de Napata et de Méroé, en emportant avec eux tous leurs secrets. Au bout de moult pérégrinations, le dernier noyau le plus conservateur va définitivement venir s’installer de part en part de la chaîne des montagnes de l’Atacora, au Nord-Ouest du Bénin. Là réside actuellement les descendants des derniers des Luo.

 

Traditions et culture Luo

 

Le peuple Luo fait partie des rares peuples du Kenya chez lequel les jeunes garçons ne font pas de circoncision traditionnelle et les jeunes filles aucune mutilation génitale. Et cela, bien que la circoncision fasse partie des pratiques les plus anciennes en Afrique. Elle est par exemple attestée dans l’Ethiopie ou Abyssinie dans les temps les plus reculés. En lieu et place de la circoncision, les jeunes garçons se voient arracher six dents de la mâchoire inférieure.

 

Comme dans bon nombre de coutumes africaines,  quand un homme meurt chez les Luo également, c’est l’un de ses frères ou de proches parents qui doit prendre en héritage sa veuve, avec l’obligation de satisfaire à toutes ses exigences conjugales. C’est une coutume qui est connue sous le nom de « Tero » ou « Tero Cholla ». Concernant le mariage, les vaches étaient le produit de la dot essentiellement. Avec ce symbolisme qui voulait que la vache soit toujours associée à la femme, à la mère et à la maternité.

 

Mais de nos jours, les choses ont beaucoup changé. Les Luo sont devenus en majorité des chrétiens et les pratiques traditionnelles laissent progressivement la place à celles plutôt modernes. Comme quoi, Felix Kiprono, l’avocat kényan qui voulait donner 50 vaches, 70 moutons et 30 chèvres en guise de dot pour avoir la main de Malia, la fille de Barack et Michelle Obama encore âgée de 16 ans, devra chercher et trouver bien d’autres arguments beaucoup plus convaincants. De l’antiquité à nos jours, les Luo ont bel et bien changé. Au point même de devenir locataire de la Maison Blanche.

 

Par Serge-Félix N’Piénikoua

 

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