RD CONGO – Freddy Matungulu : « Nous avons la vision, l’intégrité et l’expérience pour diriger la RDC »

Candidat à l’élection présidentielle prévue en novembre 2016 en République démocratique du Congo, le professeur Freddy Mtungulu Mbuyamu Ilankir, Initiateur du parti politique Congo Na Biso (CNB, opposition), affirme avoir « la vision, l’intégrité et l’expérience pour conduire la RDC ».

 

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« Nous sommes du bon côté de l’histoire. Nous avons la vision, l’intégrité et l’expérience. Qu’on le veuille ou non, les élections seront organisées en RDC », a déclaré samedi 31 octobre 2015 à Kinshasa ce Haut fonctionnaire international qui a pris une retraite anticipée au Fonds monétaire international (FMI), le 01 décembre 2014.

 

En matière d’expérience, il s’est réjoui d’un fait : « Le gouvernement continue de maintenu l’équilibre du cadre macroéconolique que j’avais mis en place lorsque j’étais aux affaires ». De février 2001 à avril 20013, Freddy Matungulu avait été ministre de l’Economie, des Finances et du Budget de la RDC.

 

La « grande ambition » de Congo Na Biso

 

« Notre parti, Congo Na Biso, a une grande ambition : changer fondamentalement la République Démocratique du Congo ; en faire un Etat réellement Démocratique qui garantit l’égalité des chances pour tous les citoyens congolais, y compris, bien entendu, les plus vulnérables », a déclaré le professeur Freddy Mtungulu Mbuyamu Ilankir, au cours d’une cérémonie d’échanges avec les cadres du parti dont il est l’Initiateur, samedi 31 octobre 2015 à la Foire internationale de Kinshasa.

 

Honoré et réconforté par la « présence nombreuse » à cette cérémonie, 28 jours après leur rencontre le 3 octobre à son retour à Kinshasa, il a exprimé le souhait du CNB d’« établir en RDC un Etat où les valeurs de redevabilité, l’aptitude à rendre compte ne doit plus être un slogan, mais plutôt un mode de vie et une réalité quotidienne ».
« Nous voulons tout cela parce que notre volonté est de bâtir au cœur de l’Afrique un Congo grand et prospère, en fidèle harmonie avec la vocation de grandeur naturelle de ce pays-continent et des grandes potentialités dont il dispose ».

 

Accéder au pouvoir par des voies démocratiques

 

« Pour réaliser ces objectifs, nous devons et nous allons accéder au pouvoir par des voies démocratiques. Pour cela, je vous exhorte à renouveler aujourd’hui votre attachement au projet de société de CNB et, dès demain, à travailler d’arrache-pied pour susciter, dans ce vaste pays, davantage de nouvelles adhésions à notre parti, Congo Na Biso », a recommandé Freddy Matungulu aux cadres du parti.

 

En renforçant dans les mois qui viennent leur participation aux activités du parti, l’Initiateur de CNB soutient que les cadres du parti vont « ainsi aider à renforcer l’éveil de la conscience nationale sur la responsabilité qui incombe à tous les citoyens de ce territoire béni de demeurer à jamais le porte-étendard de la sauvegarde de ses intérêts légitimes ».
« Ce faisant, nous apportons aussi notre obligatoire contribution aux efforts de lutte contre le retour, dans ce pays de Mobutu, de toute nouvelle forme de dictature ou de dérive totalitaire ».

 

« L’organisation des élections est une obligation d’Etat »

 

Le professeur Freddy Matungu a, en outre, stigmatisé « le spectacle d’apparente immaturité au sommet de l’Etat dans notre pays, où la corruption omniprésente au sein des institutions, le manque de volonté politique à assurer les enseignements constitutionnels et politiques fondamentaux de gouvernement, l’abandon de l’Etat au profit des intérêts individuels et égoïstes sont devenus les composantes essentielles du quotidien national ».

 

« Face à ce spectacle inqualifiable, Congo Na Biso se sent interpellé. J’en appelle à la mobilisation de tous nos compatriotes. Si nous voulons des solutions pérennes aux grands maux qui rongent notre pays et notre société, ensemble, nous devons résister à la naissance d’une nouvelle dictature chez nous », a-t-il insisté.
Il a appelé les Congolais au « devoir de rejeter toute forme de confiscation du pouvoir d’Etat par un groupe d’individus qui usent, pour ce faire, de toutes sortes de manœuvres dilatoires ».

 

« A tous ceux-là, nous rappelons que l’organisation des élections à des échéances constitutionnelles et légales est une obligation d’Etat. La non organisation de ces scrutins et toute défaillance volontaire en la matière devraient normalement conduire à la démission des responsables censés accomplir ces devoirs d’Etat ou, en tout cas, à la déchéance politique des responsables impliqués dans le processus », a souligné Freddy Matungulu.
Dans son entendement, « c’est cela le sens de la responsabilité dans la gestion de la chose publique ou de la responsabilité tout court ».

 

En effet, a-t-il martelé, « aucun grand commis d’Etat ne devrait être si bien payé et bien entretenu, aux frais du contribuable, et ne pas s’acquitter, au mieux de ses capacités, des obligations que lui imposent la Loi fondamentale du pays ! ».
En conclusion de son message, avant la présentation et les échanges avec les cadres de CNB, il en a appelé au « devoir patriotique pour aider la RDC, notre mère-patrie, à se redresser, à relever le défi de sa réelle démocratisation et de son développement.
La manifestation a été ouverte par une allocution de bienvenue du Secrétaire général Lambert Kasula de CNB et du message des quatre fédérations du parti  dans la ville de Kinshasa, lu par le représentant du Mont Amba.

 

« Apporter ma quote-part aux efforts visant le mieux-être de mon pays »

 

Justifiant sa retraite anticipée du FMI en février 2014, Freddy Matungulu avait expliqué à Lepotntielonline.com que son départ du FMI l’« affranchit ipso facto de la lourde obligation de réserve » que lui imposaient ses fonctions au Fonds monétaire.

 

« En même temps qu’il me permet de retrouver la pleine liberté d’expression et d’action grâce à laquelle je peux enfin, en tant que citoyen et expert, apporter ma quote-part aux efforts visant le mieux-être de mon pays », avait-il précisé.

 

« Continuer de se taire et de continuer de figurer sur les listes du personnel du FMI et priver le Congo de mon apport à la réflexion sur les défis auxquels la nation fait face ? Mon devoir supérieur n’était-il pas plutôt d’apporter ma contribution au débat sur les enjeux politiques de l’heure dans ce pays qui m’a vu naître et qui a fait de moi ce que je suis ? », s’était-il demandé aussi.

 

Par Angelo Mobateli

 

 

 

Source : http://www.lepotentielonline.com

 

Le Potentiel (RD Congo)

 

 

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