LIVRE – Ambroise V. Bukassa publie « Congo Kinshasa : quand la corruption dirige la République », après « Congo-Zaïre : éternel rebelle au consensus politique »

L’ouvrage « Congo Kinshasa : quand la corruption dirige la République » de l’écrivain Ambroise V. Bukasa, édité par L’Harmattan dans la collection « Etudes Africaines » et publié le 21 janvier 2016 après « Congo-Zaïre : éternel rebelle au consensus » mis sur le marché le 09 septembre 2010, aborde en premier lieu l'argent sale, en le définissant et en passant en revue son historique au Congo.

 

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« Il traite ensuite de l’acceptation du fait de +l’argent mal acquis+ par la société congolaise, ce qui pour beaucoup d’observateurs neutres, constitue le nœud du blocage sociétal. Pour finir, l’auteur explique pourquoi la situation est dramatique pour le pays et pourquoi les guerres civiles ne finissent pas après l’adoption de la corruption comme moteur de relations sociales par la société congolaise », commente Librest.com.
L’auteur de l’ouvrage note que « le Gouvernement annonce que le PIB du pays a connu en 2013 un bond de 7 % et la production du cuivre a dépassé 1 million de tonnes. Le volume du pétrole extrait est multiplié par trois et l’exploitation forestière, surtout l’abattage du noir a augmenté de 400 %.

 

« Cependant, le même Gouvernement omet de mentionner le paradoxe qui fait que pour le cuivre, le pays a encaissé 500 millions de dollars contre plus de 2 milliards, vingt ans avant quand la production n’était que de 400 000 tonnes et les cours sur le marché mondial inférieurs de 35 % à ceux de 2013. Les royalties pour le pétrole et le bois ont fortement chuté, si elles ne prennent pas une destination inconnue », relève Ambroise V. Bukasa.

 

Bien plus, stigmatise-t-il, « malgré toutes ces fabuleuses richesses, le pays arrive en deuxième position de l’indice de la faim dans le monde et dégringole en dernière place de l’indice de développement humain ».

 

« Le conseiller anti-corruption de l’ONU, ayant étudié le cas +Congo+, pointe du doigt le groupe dirigeant comme catalyseur de la corruption et des détournements des fonds publics. Sans la complaisance et les emprunts de la Banque Mondiale et du FMI, le budget de l’Etat congolais serait de six milliards de dollars ; pendant que Kinshasa, capitale du pays, exige à elle seule 12 milliards de dollars pour ses besoins », précise-t-il

 

Et Ambroise V. Bukasa de conclure :

 

« Avec cette situation, les enfants doivent régulièrement passer une journée sans manger et les diplômés de l’Université sans emploi se trouvent contraints de mendier ou de voler pour survivre. Ayant renoncé à établir dans le pays un système politique progressiste, les gouvernants ont réussi néanmoins à démocratiser la corruption. Celle-ci est devenue la chose la mieux partagée du pays. N’importe quel criminel au monde peut trouver, à Kinshasa, une banque pour blanchir son argent sale ».

 

« Congo-Zaïre : éternel rebelle au consensus politique »

 

Le 09 septembre 2010, Ambroise V. Bukassa, publie « Congo-Zaïre : éternel rebelle au consensus politique » à l’édition L’Harmattan.
« Après avoir tenu le monde en haleine lors de son accession à l’indépendance, le Zaïre, aujourd’hui appelé République Démocratique du Congo, ne connaît toujours pas la paix civile », observe-t-il.

 

Dans son ouvrage, il analyse avec force détails les raisons qui font que ces crises politiques sont quasiment un sport national dans ce pays. Il attribue ces drames à la manière dont les royaumes et les empires du bassin du Congo ont été fédérés au XIXe siècle par Léopold II pour faciliter l’exploitation, à la séparation dans la douleur qu’a connue la colonie avec la métropole belge en 1960, ensuite au peuple congolais qui, à la fois acteur et victime de cette tragédie, fait preuve d’un désir indifférencié de vivre.
« Il souligne avec force la lourde responsabilité de l’élite qui n’arrive pas à trouver un consensus pour fonder la cohésion nationale. La médiocrité de la classe politique exacerbe ces tragédies et chaque gouvernement qui arrive veut imposer par la force des solutions souvent boutiquées à l’extérieur », rapporte Librest.com.

 

L’auteur de « Congo-Zaïre : éternel rebelle au consensus politique » constate que, « malgré ses énormes potentialités économiques, le pays ne décolle toujours pas, au contraire il est devenu un refuge de doutes, un objet d’interrogations et un ailleurs inconnu de ses propres fils ».

 

Pour Ambroise V. Bukassa, « le Congo doit se battre pour vaincre +l’absurde équilibre de l’impuissance+ et, par le chemin de l’unité, retrouver le développement et la dignité ; il doit faire du consensus son cheval de bataille ».

 

L’auteur
Universitaire, l’écrivain Ambroise V. Bukassa, après un passage dans une multinationale d’informatique à Paris, Bruxelles et Kinshasa, participe à la formation de l’élite africaine et au perfectionnement des cadres. Il est consultant auprès de plusieurs organismes.

 

 

Par Angelo Mobateli

 

 

Source : http://www.lepotentielonline.com

 

Le Potentiel (RD Congo)
 

 

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