GABON – Jean Ping crée la «Coalition pour la Nouvelle République»

Jean Ping, arrivé deuxième à l’élection présidentielle du 27 août 2016, est loin d’en finir avec la revendication de sa victoire. Le samedi 15 octobre 2016, il a crée, à Libreville, la «Coalition pour la Nouvelle République» dans le but de «prolonger la lutte… pour la libération de notre pays et la victoire finale».

 

Jean Ping prononçant son discours «solennel», le 15 octobre 2016 à Libreville. © GabonreviewJean Ping prononçant son discours «solennel», le 15 octobre 2016 à Libreville. © Gabonreview

 

Le 15 octobre 2016, date symbolique de la fin du premier mandat d’Ali Bongo, a servi de prétexte à Jean Ping pour une «déclaration à la Nation». Il est donc clair que Jean Ping et ses partisans, au Gabon comme à l’extérieur du pays, n’entendent pas lâcher du lest dans ce qu’ils qualifient de «lutte multiforme pour le rétablissement de la vérité des urnes». Se montrant intransigeant à ce propos, celui qui a été adoubé par plusieurs candidats, membres et partis de l’opposition lors du dernier scrutin présidentiel, n’est pas allé par quatre chemins pour déclarer que cette lutte «ne cessera pas tant que la légitimité que j’incarne ne sera pas reconnue et rétablie dans les fonctions et devoirs de la charge présidentielle».

 

Après donc la création du Conseil gabonais de la résistance dont le but est «d’unifier la diaspora gabonaise», une Coalition pour la Nouvelle République a été mise sur orbite. Composée de toutes «forces politiques et de progrès, des personnalités politiques, des groupements politiques, sociaux et religieux ayant soutenu la candidature de Jean Ping» à l’élection présidentielle du 27 août 2016, cette alliance a pour «vocation d’encadrer les partisans de l’alternance, démocratique, et de prolonger la lutte afin de traduire dans les faits les actions qui s’inscriront dans le cadre de ce rassemblement des patriotes pour la libération de notre pays et la victoire finale».

 

Avec force, Jean Ping  a martelé que «la résistance contre l’oppression se poursuivra». Et d’expliquer qu’elle «prendra la forme que le peuple gabonais souverain et dans sa diversité voudra bien lui donner». Se donnant des raisons d’y croire, le candidat consensuel de l’opposition à la dernière présidentielle estime que «désormais le monde entier, témoin des événements actuels, s’inquiète de l’instabilité politique» du Gabon. Pour lui, «nul ne voit l’horizon s’éclaircir» et le «pouvoir actuel est porteur d’un obscurantisme à rebours des avancées démocratiques sur le continent et dans le monde». Il incarne encore, selon lui, «la barbarie, l’insécurité et l’incertitude».

 

Dans ce speech que Jean Ping voulait solennel, il a dénoncé «des institutions factices, dépourvues de toute légitimité. Des institutions en dissidence avec les bénéfices du progrès démocratique attendu par tous les peuples dans le monde. Des institutions décriées et méprisées par le peuple gabonais et qui ne suscitent plus aucun respect dans aucune instance internationale». S’appuyant sur la logique de cause à effet, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine a martelé que, faute de confiance, la crise économique, dans un climat anxiogène, prend un ton particulier au Gabon. «L’investissement étranger fuit, la production des richesses se replie, les indicateurs sociaux poursuivent leur folle dégradation, révélant leurs cortèges de chômage, d’inégalités et d’exclusions», a-t-il martelé avant d’ajouter que pour «tous les Gabonais, le dimanche 16 octobre 2016 est un jour particulier dans l’histoire politique de notre pays». Insistant sur le fait que cette date est attendue par tous les Gabonais depuis près de 50 ans, Jean Ping estime qu’elle marque «le début d’un événement politique majeur. Le début d’une nouvelle espérance».

 

Au terme de ce discours solennel, il s’est particulièrement adressé à la diaspora gabonaise l’invitant également à «poursuivre le combat».

 

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Source: gabonreview.com

 

Gabonreview.com (Gabon)

 

 

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