MAURICE – Les importateurs de véhicules d’occasion grincent des dents

L'association des importateurs de véhicules d’occasion en Île Maurice dite Dealers in Imported Vehicles Association (DIVA) ne sont apparemment pas contents. Et c’est le moins qu’on puisse dire. Ils l’on fait savoir à l’occasion d’une rencontre avec les médias de leur pays. Explication.

 

Véhicules d'occasion (Photo d'archives)Véhicules d’occasion (Photo d’archives)

 

Le 28 octobre, Les importateurs des véhicules d’occasion en Île Maurice dit Dealers in Imported Vehicles Association (DIVA) ont rencontré la presse mauricienne afin d’exposer publiquement leurs préoccupations quant à leur filière.

 

Le président de leur association, Zaid Ameer, est ainsi revenu sur le GN 108 de 2003 qui a cours dans le trafic et l’importation de véhicules d’occasion. Et cela pour laisser entendre que : « Le GN 108 de 2003 nous demande de considérer le prix du fabricant mais nous ne pouvons pas obtenir ce prix ». Et d’évoquer toutes leurs difficultés dans ces conditions de fixer un prix sur les véhicules à vendre. Surtout quand on sait que plus de 75% des véhicules ne viennent pas du Japon. Ce qui complique les indications de tarifs des véhicules à l’état neuf.

 

Mais ce qui fait surtout grincer des dents, c’est que le gouvernement mauricien qui avait consenti à un abattement de 25% sur les tarifs indiqués dans les catalogues de vente, a choisi de le ramener à 5% seulement. Soit un énorme manque à gagner pour les acteurs de ce secteur. Et le président de DIVA de déclarer : « Pendant 13 ans, nous avons suivi une pratique, mais le récent budget qui la ramène à 5% est inacceptable ». Avec l’introduction par ailleurs de la taxe carbone, les prix des véhicules d’occasion sont supposés connaître une notable augmentation, en particulier celui des petites voitures non polluantes. Ainsi, selon Zaid Ameer : « Le prix d’une Toyota Vitz augmentera de Rs 100,000 et une Suzuki Swift augmentera de Rs 92,000 ».

 

En attendant d’éventuelles rencontres pour étudier la question avec le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, les importateurs de véhicules d’occasion font déjà état d’une baisse drastique des ventes de l’ordre de de 10 à 15%. Ce qui ne serait pas sans conséquences sur l’ensemble de la filière à Maurice. Et si aucune mesure n’est prise par le gouvernement afin d’y remédier rapidement, il y a fort à parier que le secteur ne s’en relèverait pas.

 

Par Daniel Yaoni

 

 

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