Haïti se renouvelle, bonne nouvelle pour l’ambassade d’Haïti au Bénin.

 

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L’élection présidentielle en Haïti vient de livrer son verdict. Longtemps repoussée, mille fois contestée, cette consultation a montré la détermination d’un peuple harassé par les querelles d’une classe politique peu inspirée et profondément kleptocrate. Le jeune et novateur Jovenel Moïse a été, au premier tour, presque plébiscité par les Haïtiens. Ce pays, qui aura expérimenté tous les profils de présidents – médecin, ingénieur, économiste, militaires, prêtre, musicien – a fini par mettre fin à une transition interminable. Et l’avènement de cette personnalité à la tête du pays traduit la volonté des jeunes de se trouver un nouvel héros porteur d’espoirs et de perspectives plus heureuses. Au surplus, le nom  » petit paysan » qui lui a été collé, instruit amplement de son statut d’homme du peuple, la semelle enfoncée dans l’humus et les espaces ruraux.

 

De Jovenel Moïse, on dit aussi qu’il est panafricaniste, ouvert sur le monde, désireux de nourrir davantage les liens séculaires qui unissent ce morceau de l’Afrique au continent noir. Dans ce contexte, le Bénin va figurer en bonne place dans son agenda. Haïti, éclat de terre échoué dans la mer des Caraïbes, doit se fondre dans sa patrie d’origine, le Bénin. A moins que l’inverse se réalise. Entre Cotonou et Port-au-Prince, les raccourcis doivent désormais se créer pour provoquer les synergies, rapprocher deux peuples, deux identités marquées par la culture et la civilisation vodoun. Les rumeurs qui prédisent la fermeture de l’ambassade d’Haïti au Bénin n’auront qu’à être renvoyées dans la poubelle des mauvaises plaisanteries. Nos ancêtres communs, par la voix du Fa, en ont déjà scellé la promesse.

 

Par Florent Couao-Zotti

 

 

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