Encore un bel exemple sénégalais pour l’Afrique

 

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Le Sénégal connaîtra dans le courant de cette année 2017, une échéance électorale de grande importance. Il s’agit des législatives prévues pour juillet prochain. Et les différents acteurs de la classe sociopolitique fourbissent déjà leurs armes afin de pouvoir escompter le plus de sièges à l’Assemblée nationale à l’issue de ces élections législatives.

 

Outre le fait qu’elles serviront de test au président Macky Sall avant la prochaine présidentielle, ces législatives permettront aussi à son opposition de se reconfigurer, politiquement. Et, au demeurant, de tirer les grands enseignements qui s’imposeront dans la perspective du scrutin présidentielle de 2019. Lequel scrutin promet sans aucun doute de belles empoignades.

 

A scruter de près l’actualité sénégalaise, Macky Sall semble bien se préparer à se représenter devant les électeurs pour leur demander de lui accorder un nouveau mandat. Avec à la clé, une nette longueur d’avance sur d’éventuels candidats de son opposition, si l’on en juge par tout ce qu’il entreprend ou fait pour enrôler ou débaucher des supporteurs tous azimuts. Sans compter les actions de son gouvernement qu’il se fait fort de montrer à ses compatriotes, histoire de les convaincre en fin de compte qu’il mérite bien de rempiler.

 

En attendant donc le scrutin présidentiel de 2019, les mutations en cours à l’Assemblée nationale sénégalaise constituent un bel exemple dont nombre de pays d’Afrique gagneraient à s’inspirer. En effet, depuis le vote d’un projet de loi le 2 janvier dernier, l’Assemblée nationale du Sénégal devra dorénavant prendre en compte dans ses rangs des députés venus de la diaspora. Un total de 15 députés seront ainsi élus pour le compte de la communauté sénégalaise résidant hors du pays. Et de fait, le nombre de députés du Parlement est prévu pour passer de 150 à 165. A raison, par députation, de deux en Europe, une en Amérique, une en Asie-Moyen-Orient, quatre en Afrique (Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale et Afrique australe) pour ce qui est de ces nouvelles circonscriptions électorales.

 

Au-delà des controverses que peuvent susciter une telle volonté de voir les diasporas africaines s’intégrer politiquement dans les Assemblées nationales ou autres clés de répartition des sièges, il reste qu’une telle initiative est fort louable à plus d’un titre. Elle permet notamment de faire se ressentir à toute la diaspora d’un pays, et cela quels que soient les endroits du monde où les uns et les autres résident pour diverses raisons, qu’elle fait aussi partie intégrante de cette grande communauté nationale qu’on appelle un pays. En cela, l’exemple du Sénégal mérite bien d’être montré du doigt et de faire école en Afrique.

 

Par Marcus Boni Teiga

 

 

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