CÔTE D’IVOIRE – Libérés après 48 heures, les 6 journalistes vont poursuivre le combat pour abandon des charges

«Je voudrais vous dire merci beaucoup pour cette mobilisation exceptionnelle. Lorsque nous sommes sortis du palais de justice et que nous avons vu cette mobilisation des journalistes, nous avons remarqué que cela a été l’une des grandes mobilisations au niveau de la presse en Côte d’Ivoire. Je voudrais vraiment dire merci, un grand merci à toutes les organisations issues des médias pour cette mobilisation. Je trouverais d’ailleurs l’occasion de leur dire merci. C’est vrai que nous avons été inculpés, mais il n’y a pas eu de mandat de dépôt. Mais nous allons poursuivre le combat avec ces organisations de sorte que toutes les charges retenues contre nous soient totalement abandonnées», a déclaré, au nom des cinq autres journalistes également libérés, Coulibaly Vamara, le Directeur de publication de Soir Info et de L’inter, à leur sortie du Palais de Justice, mardi 15 février aux environs de 18 h 33 minutes.

 

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48 heures après leur interpellation pour «divulgations de fausses nouvelles» dans le contexte des mutineries au sein de l’armée ivoirienne, les 6 journalistes ivoiriens ont recouvré la liberté.

 

Après deux nuits passés derrière les barreaux au camp de la Gendarmerie d’Agban, ils avaient été transférés dans la matinée au Parquet d’Abidjan où ils ont été entendus durant plusieurs heures par les services du procureur de la République, Richard Christophe Adou.

 

Suite à leur audition, ils ont été présentés à un juge d’instruction qui leur a signifié leur inculpation sans mandat de dépôt. Décision qui a conduit à leur libération.

 

Selon le bureau du procureur, il est reproché aux confrères «d’avoir publié des informations fausses se rapportant au secret de la défense et de la sûreté de l’État, (…) ces agissements tombent sous le coup des articles 69 alinéa 4 et 5 et 73 de la loi du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse et l’article 174 alinéa 2 du code pénal qui répriment la diffusion de fausses nouvelles, les incitations des militaires à l’insoumission et à la rébellion, les atteintes à l’autorité de l’État et la publication d’informations fausses se rapportant au secret de la défense et à la sûreté de l’État».

 

Claude Dassé

 

 

 

Source : http://www.afrikipresse.fr

 

Afriki Presse

 

 

 

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