AFRIQUE – Le mystère des cercles de pierres d’Afrique du Sud

Que s’est-il donc passé à Waterval Boven à Mpumalanga, en Afrique du Sud, dans les temps les plus anciens. Tout esprit curieux se doit de se poser la question depuis la découverte des cercles de pierres à cet endroit. Entre plusieurs recherches et interprétations, le moins qu’on puisse dire c'est que l’humanité n’a toujours pas encore percé le mystère que renferme ces cercles de pierres. Même si quelques indices existent.

 

Le Calendrier d'Adam en Afrique du Sud.Le Calendrier d’Adam en Afrique du Sud.

 

Il n’est point question de souscrire forcément à toutes les théories jusqu’au plus loufoques qui circulent à propos des artéfacts et cercles de pierres d’Afrique du Sud pour se convaincre d’un fait. Celui qui veut qu’une civilisation sinon plus avancée, du moins tout aussi avancée que celle qui est la nôtre actuellement nous ait précédés. Lorsqu’on se réfère au lexique des anciennes langues négro-africaines notamment, on peut aisément se rendre compte de l’existence de nombreux vocables pour désigner des choses que l’homme moderne n’a juste découvert que récemment, et ce dans mains domaines. Preuve, s’il en était encore besoin, que la question n’est plus de savoir si une civilisation très avancée nous précédés mais ce qu’il reste de cette dernière et ce que nous pouvons en savoir.

 

Les cercles de pierres d’Afrique du Sud en question

 

Les Portugais sont les premiers à faire mention de ces cercles de pierres dès leur abord des côtes dès le 14ème siècle. Ils seront suivis en cela par les colonisateurs Allemands d’Afrique du Sud et de Namibie et autres.

Au nombre de ces structures de en forme de cercles de pierres, figure également un ensemble mégalithique qu’on désigne sous le nom de Calendrier d’Adam. Pour Michael Tellinger : « Le  Calendrier d’Adam est le fleuron de ces ruines. Ce spectaculaire site antique est aligné avec les points cardinaux de la planète Terre, les solstices et les équinoxes.  Il fait toujours fonction de calendrier par rapport à l’ombre du soleil couchant, qui est  représenté par le monolithe central le plus grand à côté de lui. Il a été daté d’au moins 75.000 années en fonction de plusieurs évaluations scientifiques. Il pourrait être la plus ancienne structure de la Terre très liée aux origines de l’homme ». 

 

Il ne s’agit guère de prendre au pied de la lettre les thèses de Michael Tellinger à propos des cercles de pierres d’Afrique du Sud. Cependant, la corrélation qu’il établit avec le supposé peuple, auteur de ces fameux cercles de pierres, et les textes sumériens est certes plausible. Car il est une chose qu’il ne faut pas oublier: dans les temps anciens, les sages cachaient des vérités et des connaissances empiriques dans les mythes et des légendes. Mais tout ce qu’ils racontaient dans ces mythes et légendes n’était pas que des vérités.

 

La partie querellée du débat entre les thèses de  Michael Tellinger et certains archéologues concerne l’usage auquel étaient destinées ces mystérieuses structures de pierres en forme de cercles. Certains archéologues pensent qu’il s’agissait d’habitations tandis qu’il croit savoir qu’elles servaient à capter de l’énergie nécessaire à des fins d’extraction de l’or. Quoi qu’il en soit, on ne peut cependant pas nier les évidences en matière de physique et de magnétisme dont parle Michael Tellinger concernant ces cercles de pierres, tout comme il paraît tout aussi difficile de rejeter les suggestions des archéologues. La recherche doit donc se poursuivre.

 

Les langues négro-africaines et leurs mots mystérieux qui peuvent éclairer

 

Michael Tellinger note une activité électromagnétique au sein du calendrier d’Adam. Les pierres produisent un merveilleux son, résonnent comme une sonnerie, une musique et une fréquence. Et pour lui, il ne saurait s’agir de demeure mais plutôt de dispositif de récupération d’énergie qui crée un énorme champ magnétique. Les anciens, auteurs de ces fameux cercles de pierres, utilisaient leur son pour générer une énergie. Les anciens maîtrisaient mieux la lumière et le son que nous ne les maîtrisons aujourd’hui. Il s’agit par conséquent pour lui d’une grande civilisation dont nous ne savons absolument rien. Et c’est là, précisément sur cet aspect de la physique et de l’électromagnétisme, qu’il convient de s’arrêter sur quelques mots de la langue nateni qui devraient nous interpeller.

 

En effet, le vocable « On » ou « Om » qui sert à désigner à la fois le son et l’électromagnétisme est bien connu pour avoir donné naissance dans cette langue ancienne à tons, à bien d’autres mots aux significations diverses. En l’occurrence le mot qui sert à désigner le cercle, la rotondité, l’habitat de type circulaire ou la demeure tout court. Chose, on ne peut plus curieuse cependant « On » en Nateni actuel tout comme ancien, en Nubien ancien, Egyptien ancien et en Sanskrit dispose de la même valeur sémantique et phonétique, voire ésotérique. « Om » en Sanskrit signifie habitation, maison, refuge…On dit ainsi en Nateni que tout naît de la rotondité. Il ne s’agit pas seulement que d’une figure littéraire, d’une expression philosophique ou théologique. Elle est bien plus qu’on ne peut l’imaginer.

 

Un second élément qui dénote l’existence d’une civilisation bien avancée avant la notre, demeure l’existence et la parfaite connaissance de « Pi » en langue nateni, et cela toujours en rapport avec le cercle. Bien avant les anciens Egyptiens. On peut multiplier des exemples pour démontrer et prouver une connaissance très ancienne de « Pi » en tant qu’élément mathématique. Encore que « Pi », dans l’Afrique antique n’était pas que seulement mathématique. La question qui appert et s’impose donc logiquement est de savoir comment ces notions ont pu exister et survivre pour parvenir jusqu’à nous, si les anciens ne les connaissaient et ne les maîtrisaient pas. Au lieu de choisir la solution de facilité qui consiste à évacuer le débat et la recherche, l’humilité recommande tout simplement en toute probité de reconnaître que les connaissances dont on dispose à ce sujet sont sinon défaillantes du moins faibles en l’état actuel de la recherche.

 

L’Afrique doit plus que jamais s’investir dans la recherche

 

L’histoire des ces cercles de pierres d’Afrique du Sud montre que les Africains doivent s’engager résolument dans la recherche dans tous les domaines. Pas seulement dans les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Certes, il s’agit d’activités qui nécessitent beaucoup moyens et un engagement de longue haleine. Mais au lieu d’attendre souvent que des chercheurs venus de l’étranger viennent faire le travail à leur place, il y a tout lieu que les Africains commencent à imaginer d’autres moyens ou d’autres formes d’actions pour soutenir ou financer la recherche en Afrique.

 

Par Serge-Félix N’Piénikoua

 

 

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