GABON – « Lutter contre la corruption, c’est l’affaire de tous »

Libreville, le 07 décembre 2017 (CNLCEI):- Ce 9 décembre 2017 est déclaré Journée internationale de lutte contre la corruption par l'ONU afin de sensibiliser le monde à ce problème et pour faire connaitre la Convention des Nations Unies contre la Corruption(CNUCC), en matière de lutte et de prévention. Ladite Convention a été adoptée le 31 octobre 2003 par l'Assemblée générale (résolution 58/4).

 

 

Au Gabon, le 9 décembre se traduit par la Journée nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, instituée depuis 2010 par les pouvoirs publics dans le cadre du processus d’amélioration de la gouvernance.

Pour l’édition 2017, la thématique retenue, au plan mondial, est : « Corruption: un obstacle aux objectifs de Développement durable».

 

 

Ce qui revient à dire que la corruption est un phénomène social, politique et économique complexe, qui touche tous les pays. Elle sape les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale.

En clair, la corruption :

Freine le développement social et économique et accroît la pauvreté en détournant les investissements nationaux et étrangers des secteurs où ils sont le plus nécessaires;

Affaiblit le système éducatif et le système de santé, privant ainsi la population des composantes fondamentales d’une vie décente;

Mine la démocratie, car elle fausse le processus électoral et sape les institutions publiques, entraînant ainsi un risque d’instabilité politique;

Exacerbe les inégalités et l’injustice en pervertissant l’État de droit et en sanctionnant les victimes d’infractions qui sont confrontées à des décisions de justice viciées.

 

Au final, « Lutter contre la corruption, c’est l’affaire de tous ».

On ne pense souvent que la corruption « fait partie des mœurs ». Or, chaque société, chaque secteur et chaque individu aurait tout à gagner en disant « non » à ce crime.

Les quelques exemples ci-après illustrent comment dire « non » à la corruption:

Ratifier et incorporer la Convention des Nations Unies contre la corruption. Les pays qui s’attaquent avec succès à la corruption voient leur légitimité considérablement renforcée aux yeux de leur population, ce qui instaure stabilité et confiance.

Savoir ce que la Convention exige de votre État et de ses fonctionnaires. L’éradication de la corruption permet à un pays de se développer socialement et économiquement.

Informer le public de l’obligation qui incombe à l’État d’être exempt de corruption. Une justice égale et équitable pour tous est cruciale pour la stabilité et la croissance d’un pays. Elle contribue également à lutter efficacement contre la criminalité.

Attirer l’attention du public, des médias et des pouvoirs publics sur le coût de la corruption pour les services essentiels, tels que la santé et l’éducation. Lorsque les services de base fonctionnent, toute la société y gagne.

Apprendre aux jeunes (…) ce qu’est un comportement éthique, ce qu’est la corruption et comment la combattre, et les encourager à revendiquer le droit à l’éducation.

Élever les futures générations de citoyens dans l’idée que les pays doivent être exempts de corruption est un des moyens les plus efficaces de leur garantir un avenir meilleur.

Signaler les cas de corruption. Il faut créer un environnement dans lequel prévaut l’État de droit.

Refuser de participer à toute activité qui ne soit ni légale ni transparente.

Accroître les investissements tant nationaux qu’étrangers. Tout le monde préfère investir dans un pays dont on voit que les fonds ne disparaissent pas dans les poches de fonctionnaires corrompus.

Favoriser la stabilité économique en pratiquant la tolérance zéro vis-à-vis de la corruption. Un milieu d’affaires transparent et ouvert est la pierre angulaire d’une démocratie solide.

Source : Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dépositaire de la Convention des Nations Unies contre la Corruption.

 

Rodrigue Asseyi, Vienne

Le . Par Rodrigue Asseyi.

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