GABON – Prochaine assemblée générale de l’AAAC en avril 2018 au Sénégal

Les membres de la Commission Nationale de Lutte contre l'Enrichissement Illicite ont tenu des séances à son siège, en date du 31 janvier au 8 février 2017, aux fins de statuer sur les procès-verbaux ou rapports définitifs d'enquête économiques et financières qui portent sur des infractions dont elle a été saisie ou s’est autosaisie et à transmettre au Procureur de la République pour la mise en mouvement de l’action publique.

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Le président de la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI), Dieudonné Odounga Awassi, prenait part du 26 au 28 avril 2017 à Brazzaville (Congo) à la deuxième Conférence de l’Association Africaine des Autorités Anti-corruption (AAAC) dont les travaux ont été ponctués par l’élection d’un nouveau bureau que dirige Emmanuel Ollita Odongo, actuel président de l’Observateur Anti-Corruption (OAC) de la République du Congo, tandis que la prochaine assemblée générale aura lieu en avril 2018 au Sénégal.
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Dans la capitale congolaise, le renouvellement du Bureau de l’Association Africaine des Autorités Anti-corruption a été marqué par l’arrivée d’El Hadj Mansour Tall au poste de 1er vice-président alors que la 2ème vice-présidence est confiée à M. Phiri Kapetwa (Zambie) en remplacement de M. Dieudonné Odounga Awassi (Gabon).
De son côté, le Burundais Isidore Ndihokubwayo est chargé désormais d’animer le secrétariat général basé à Bujumbura.
Sur le fond, l’AG de Brazzaville, a examiné le rapport annuel du comité exécutif avant le partage d’expérience sur les mesures et les nouveaux mécanismes de lutte contre la corruption.
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Selon le communiqué final, il a été « reconnu l’importance des Agences Anti-corruption en Afrique de s’approprier la lutte contre la corruption et la nécessité de se mettre en synergie efficace dans un système de réseau sur le continent tout en forgeant des liens de coopération avec des organisations internationales crédibles dans les domaines de suivi des avoirs, l’assistance judiciaire mutuelle et des initiatives visant à estomper le blanchiment d’argent (…) conscient que la corruption demeure l’un des obstacles majeurs au développement puisqu’elle porte atteinte au fonctionnement des économies(…) ».
La réunion de Brazzaville s’inscrivait dans « l’esprit de l’article 19 de la Convention Africaine de Prévention et de Lutte contre la Corruption » aux termes duquel « il est demandé aux Etats Parties de coopérer et se donner mutuellement assistance dans tous les domaines tels que l’assistance mutuelle judiciaire, l’application de la loi, des investigations conjointes, le suivi et le recouvrement des biens mal acquis ».

 

 

Par Rodrigue Asseyi

CNLCEI-Gabon

 

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Le . Par Rodrigue Asseyi.

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