NIGER – Crise scolaire : l’effronterie des faux amis

 

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Dans une société organisée et harmonieuse quand un bonheur ou un malheur arrive à un des membres, à une partie de cette société où à la société entière, la solidarité et l’entraide sont toujours au rendez-vous. C’est le sentiment de sympathie et d’empathie qui animent toute bonne personne.

 

Cependant, dans notre pays certaines personnes font exception et ont leur manière à elles d’approcher la situation des autres. Si c’est un bonheur, elles sont déçues, indifférentes , envieuses et même furieuses. Par contre, quand il s’agit d’un malheur, elles sont très contentes, heureuses de verser des larmes de crocodile et de faire le simulacre d’un soutien.

 

L’ère démocratique au Niger nous a dévoilé et continue de nous dévoiler les comportements des certains individus et de leur propension à vouloir duper et endormir les autres en tentant de toujours saisir sans aucun scrupule et de manière opportuniste des occasions pour faire peau neuve. Heureusement, que nous avons coutume de dire, « on se connait », ce qui est d’ailleurs vrai dans une certaine mesure.

Certes, la gestion démocratique de la cité donne droit à chacun de jouer sa partition en prenant position sur les questions liées à la vie de tous les jours, qu’elles soient d’ordre culturel, économique, social, politique etc. Elle appelle aussi à un devoir, celui de l’honnêteté, de l’humilité et de la retenue.

 

Le malheur qui a frappé le monde scolaire un matin du 10 avril 2017 suite à la répression débordante sur le campus universitaire de l’Université Abdou Moumouni avec un autre martyr de l’Union des Scolaires Nigériens (USN), en la personne de Malla Bagalé, ( paix à son âme) a démontré une de fois de plus la solidarité agissante qui caractérise notre société. Beaucoup de nos compatriotes sincères ont à juste titre déploré et condamné ce malheur et ont exigé que justice soit faite.

 

Cette malencontreuse situation nous a aussi révélé et a mis à nu la mauvaise foi et la démagogie qui ont de tout temps animé certaines personnes connues de tous. Elles ont une fois de plus confirmé leur insincérité et leur manque de scrupule légendaire et indiscutable à ne reculer devant rien pour se faire valoir, jouer aux donneurs de leçons et récupérer toute situation à leur compte, même la plus tragique comme la mort d’un être humain.

 

En réalité, au Niger tout le monde connaît ces pseudo-démocrates égoïstes, égocentristes et autres imposteurs qui ne pensent à la démocratie et à la république que pour leurs propres causes. Ils veulent selon les occasions se faire passer pour les amis et les alliés des organisations syndicales et associatives.
Pour le cas bien précis de l’USN, les uns ont de tout temps tout dit et tout écrit pour salir sa respectabilité et la décrédibiliser, quant aux autres ils ont posé les actes les plus indélicats et honteux lors de leur passage dans cette organisation.

Elle a connu des braves et honnêtes leaders qui ont consenti d’énormes sacrifices pour défendre les intérêts du peuple nigérien en général et ceux des scolaires en particulier. Elle a aussi connu des réactionnaires et des traîtres dont le passé dans l’USN n’est pas glorieux. Comble d’effronterie, ces derniers sont les plus bavards à chaque fois qu’il est question de parler de la lutte démocratique au Niger.

 

Ces derniers jours, suite à la manifestation du 10 Avril 2017, ces mêmes détracteurs et délateurs ennemis traditionnels et jurés de l’USN se sont vite transformés en amis et voulaient se substituer sur les réseaux sociaux et au cimetière de Yantala aux leaders légaux et légitimes de l’organisation. Ironie du sort, 72 heures après l’enterrement du défunt et cela sans vergogne et sans détours les mêmes farceurs ont vite fait de quitter leur posture momentanée de sympathisants pour retourner dans leur vrai état d’esprit celui de l’intolérance et de la haine.

 

A preuve, Il a suffi que le président de la République et les jeunes leaders de l’USN fassent preuve de sens de responsabilité et d’une grande élévation d’esprit qui ont abouti à la signature d’un accord avec le gouvernement et au retour de la sérénité dans le milieu scolaire pour que les faux amis reprennent vite leur sport favori, l’intoxication contre l’USN. Ils ont diffamé et cherché à discréditer ses leaders, ils n’ont même pas épargné les parents et la famille du martyr dans leur sordide besogne parce que tout simplement ils n’ont pas voulu du dénouement citoyen, responsable et républicain de la crise scolaire.

 

Abdourahaman ZakariaAbdourahaman Zakaria

Quelle ignominie et quelle inhumanité de ne se retrouver que dans la souffrance et le malheur des autres ! Peut-on en même temps prétendre aimer son peuple et se délecter de son malheur ?

 

Abdourahaman Zakaria

 

 

 

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