Musique africaine: quinquailleries et mièvreries

 

Florent Couao-Zotti, écrivain.Florent Couao-Zotti, écrivain.

La musique africaine francophone que certains spécialistes qualifient de  » pop africaine » s’est tragiquement appauvrie ces derniers temps. Les mélodies qui naguère, nous transportaient, sont maintenant des copies hallucinantes et pâles de la musique nigériane. Et si les rythmes sont la plupart inspirés des hits des Davido, des P-Square et autres Flavour, les paroles relèvent de clichés consternants comme « chérie, je t’aime » ou des platitudes telles « on va danser, ce soir on va ambiancer, ce sera le show ».

 

Des fois, on se croirait à un cours de géographie. Pour faire du remplissage, on énumère les capitales africaines quand on ne cite pas les stars de football, Didier Drogba, Yaya Touré, Samuel Etoo, Emmanuel Adebayo et avec un peu de chance, Stephane Sessegnon.

 

Mais nos chanteurs ne s’arrêtent pas là. Pour avoir la chance de plaire au seul animateur susceptible de faire leur bonheur sur son émission, ils hurlent à tout va « Claudy Syar, Claudy !!! » Et si celui-ci leur fait la complaisance de diffuser leurs casseroles sur RFI, ils deviennent des stars. « Vous n’avez pas entendu, on a joué mon morceau sur la Radio Mondiale « . C’est cela, la prétendue musique africaine d’aujourd’hui : un véritable attentat à nos oreilles.

 

Florent COUAO-ZOTTI

 

 

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