LUTTE TRADITIONNELLE – Le bel exemple du Sénégal à toute l’Afrique

 

Modou-Lô-vs-Gris-Bordeaux-

 

Le Sénégal est particulièrement réputé en Afrique pour être l’un des très rares pays à n’avoir jamais connu de coup d’Etat militaire depuis son accession à l’indépendance en 1960. Le fait est absolument rare en Afrique. En effet, des despotes militaires et civils de tout acabit ont écumé et continuent d’écumer le continent au grand dam de leurs peuples pour que ce fait ne soit pas mis en exergue chaque fois qu’on parle de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Lequel fut, par ailleurs, anciennement le siège du gouvernement de l’Afrique occidentale française (AOF) du temps de la colonisation française. Le Sénégal est aussi un pays à forte immigration, ce qui ipso facto le place au rang de l’un des pays d’Afrique à disposer des plus importantes communautés vivant hors de ses frontières nationales. Enfin, le Sénégal est aussi connu pour la qualité de ses ressources humaines qui font la fierté du pays à l’étranger en particulier, et cela dans moult domaines de compétence.

 

Mais ce n’est pas du Sénégal dont les multiples facettes sont susmentionnées qu’il faut tirer ce qui mérite le plus que le pays soit montré à toute l’Afrique entière comme un bel exemple à suivre. Il émane d’une tout autre d’activité à laquelle les Sénégalais ont su donner sens et vie avec une telle ingéniosité qui force l’admiration. Il s’agit en l’occurrence de la lutte traditionnelle africaine. Depuis la Nubie antique à l’Afrique Noire moderne, elle est l’un des rares sports qui a traversé des millénaires pour parvenir jusqu’à nous. Et il y a donc de quoi regretter qu’hormis quelques rares pays en Afrique, la lutte traditionnelle ne soit pas aussi célébrée telle qu’elle le mériterait dans les arènes. En raison même de sa fonction sociale et culturelle de prime abord, et ensuite des nombreuses opportunités économiques et d’emplois qu’elle impliquerait aujourd’hui. Autant pour les jeunes notamment que pour toute la grande masse des zones rurales que notre économie moderne a plus souvent tendance à laisser sur le carreau.

 

Dans ce pays qu’est le Sénégal, la lutte traditionnelle a été repensée avec une touche de modernité pour être élevée au rang d’activité sportive, culturelle, sociale et par-delà éminemment économique. A telle enseigne qu’on parle aujourd’hui de « lutte sénégalaise ». Partir d’un élément du patrimoine culturel d’Afrique Noire pour produire des résultats bénéfiques à tous les acteurs et sur tous les plans avec la lutte traditionnelle africaine, c’est tout ce que les pays africains devraient chercher à faire avec les différents éléments patrimoniaux dont le continent regorge. Car aucun développement du continent ne saura être durable tant qu’il ne s’arc-boutera pas sur ses ressources endogènes. Or, ces ressources-là existent pour les Africains. A foison, voire ! Il suffit de faire preuve d’esprit d’imagination et d’organisation pour les exploiter et s’auto-développer.

 

Par Marcus Boni Teiga

 

 

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