CÔTE D’IVOIRE – L’émergence, c’est d’abord la Paix et la Justice

 

Samouka Diabaté Secrétaire Général Exécutif du PACI Parti Africain Contre l'Injustice Samouka Diabaté, Secrétaire Général Exécutif du PACI (Parti Africain Contre l’Injustice)

Les réactions à nos différentes interventions  le 19 et le 21 juillet 2017 sur les réseaux sociaux ont été nombreuses. Plusieurs de ces réactions ont attiré notre attention, parmi lesquelles celle du Conseiller de M. Soro Guillaume, M. Franklin Nyamsi. Pour le Professeur Franklin Nyamsi dans un article posté sur sa page facebook « le PACI est une OPNI » c’est à dire une Organisation Politique Non Identifiée.

 

Nous rappelons à  Monsieur Franklin Nyamsi que le PACI est bien identifié par nos autorités ivoiriennes y compris Soro Guillaume lui-même. C’est bien Monsieur Franklin  Nyamsi qui est une « PBS » c’est à dire une Personne Bien Suspecte  « Demandez à M. Soro Guillaume qui est M. Samouka Diabaté »

 

Nous ne sommes pas une rébellion et un putschiste comme l’a été son maître Soro Guillaume qui a tout obtenu que par des armes. ( ministre de l’Information, ministre de la Défense, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale). D’ailleurs il n’en est pas encore satisfait. Ce qu’il mijote encore lui restera en travers de la gorge et ne lui permettra pas d’accéder à la magistrature suprême. Pour mettre en place sa stratégie et avoir le soutien ou la caution des populations, M. Soro Guillaume se fait passer pour Saint Thomas et un grand réconciliateur devant l’éternel.

 

Nous rappelons à Monsieur Franklin Nyamsi que le PACI est un parti politique  ivoirien reconnu sous le No 404 /INT/ATAP /AGP /05 du 04 octobre 1995 (voir le journal officiel de la république de Côte d’Ivoire No 32 du 7 Août 1997). 22 années d’existence mais très peu connu des Ivoiriens. Notre patience doit faire école. C’est d’ailleurs cette humilité et cette patience qui fait défaut à nos différents hommes politiques ivoiriens. Chacun pense être investi d’une   mission divine.

 

Nous rappelons aux nombreux Ivoiriens qui ont réagi à nos différentes interventions sur les réseaux sociaux que Monsieur Samouka Diabaté est membre fondateur du Front Populaire Ivoirien de Gbagbo Laurent, est Expert en développement, fut Consultant au NEPAD et enfin est Educateur et militant des droits humains.

 

Quand on a un passé et un présent aussi riche, on se prend au sérieux. Le PACI ne cherche pas à se faire une place  au soleil. Pour certains de nos compatriotes qui ont réagi sur les réseaux sociaux, le PACI milite en faveur du Président Alassane Ouattara dans la crise au sommet de l’état qui l’oppose à Monsieur Soro Guillaume. Le PACI, nous le rappelons est un parti politique qui a un programme de société, donc qui ambitionne d’accéder démocratiquement au pouvoir et de gouverner la Côte d’Ivoire dans une ambiance parfaite.

 

Nous sommes impartiaux et nous ne sommes pas un parti girouette qui s’oriente en fonction du vent sinon son leader transhumerait de partis politiques en partis politiques comme il est de coutume sous nos tropiques. Nous ne sommes pas pro RDR, pro FPI, pro PDCI. Nous sommes  pro nous-mêmes. Après le départ de M. Samouka Diabaté du FPI, il est resté constant dans sa démarche et n’a jamais voulu tenter une autre expérience dans un  parti autre que le PACI. En Afrique, il est curieux de constater que ce sont les corrompus qui accusent les honnêtes citoyens d’être corrompus.

 

Le PACI est un parti politique de Centre gauche qui milite en faveur d’une société équilibrée et juste. Nous luttons contre les abus de l’économie de marché, du libéralisme et du capitalisme sauvage. Nous faisons de la justice notre plateforme revendicative. Nous combattons le tribalisme et la xénophobie. Mais hélas, après tant d’années de pluralisme politique, le tribalisme et la xénophobie s’imposent dans notre pays comme  forces nuisibles à combattre de toutes nos énergies. Et enfin, nous ambitionnons créer la  grande famille politique de la gauche démocratique.

 

Comme mentionné dans notre dernière intervention sur les réseaux sociaux, le PACI s’engage à mettre en place un Mouvement Justice en Marche à la fin des jeux de la Francophonie.  L’objectif de ce mouvement est de faire de notre pays un Etat de droit avec une forte croissance  judiciaire. La croissance doit être un indicateur économique certes, mais il doit être aussi un indicateur politique, judiciaire et social et ne doit pas être seulement une affaire économique. Nous avons estimé que dans notre pays, le gouvernement n’évalue pas ou n’évalue jamais sa croissance politique, judiciaire et sociale et veut aller à l’émergence. Or sans ces éléments l’émergence est un leurre

 

Des fonctionnaires ont perdu leurs emplois après avoir obtenu des numéros matricules  ( le cas des Éducateurs spécialisés et Agents sociaux sortis de l’Infes), des hommes et des femmes ont été tués froidement sans que justice soit faite, des  femmes ont été violées et vivent leurs misères dans le plus grand silence, des personnes croupissent injustement dans des prisons sans jugement, des personnes recherchées par la justice circulent librement sans en être inquiétées, l’enrichissement illicite est récompensé par la promotion à d’autres fonctions de l’Etat, la corruption est grandissante malgré les professions de foi, les nominations ne sont plus des faits de compétences mais d’appartenance à telle ou telle organisation politique. Ce qui explique que seul le RHDP s’arroge les 80% de nominations à des postes de responsabilités.

 

Ceux qui ont mis le pays dessous-dessus veulent encore, encore et davantage encore la gestion du pays. Non pas pour nous servir mais pour se servir. Laurent Gbagbo ou le Woody, Blé Goudé ou le général de la rue, Alassane Ouattara ou le bravetché, Konan Bedié ou le Nzueba, Soro Guillaume ou Bogota pour certains ou Tchienigbanani pour d’autres doivent nous excuser et quitter la scène politique en 2020. Ajouté à ces 4 personnalités, il y a une bonne  centaine de noms qui riment avec haine politique, tribalisme, xénophobie , qui doivent tous être mis à la retraite politique en 2020. Cela est possible si les Ivoiriens s’accordent.

 

Si cela n’est pas fait comme l’a fait le Mali en 1994 après sa Conférence nationale, le  retour de l’éléphant d’Afrique n’est pas pour aujourd’hui. Et ce serait dommage pour notre beau pays qui fait courir les investisseurs.

 

Le Mouvement Justice en Marche est un instrument citoyen. Il répond à un souci, celui de régler plusieurs questions dont le gouvernement Amadou Gon Coulibaly est incapable de faire face. Par exemple, l’extradition de tout auteur de crimes contre l’humanité devant la justice internationale ou un tribunal impartial.

 

Samouka Diabaté

Secrétaire Général Exécutif du Parti Africain Contre l’Injustice (PACI)

 

Courriel: partiafricaincontrelinjusticecot@yahoo.fr    

 

 

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