CÔTE D’IVOIRE / CPI – Mangou s’en prend à ceux qui accusent de trahison-promet des révélations

Au cours de son témoignage dans le procès conjoint de Gbagbo et Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (Cpi), Philippe Mangou, le chef d’Etat-major des ex-Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (ex-Fanci) a, entre autres, révélé mardi 26 septembre 2017 qu’il a « vu des mercenaires conduits par Séka Séka (l’ancien aide de camp de l’ex-Première Dame Simone Gbagbo) » pendant la crise postélectorale de 2010-2011.

 

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Mangou a fait savoir que les ex-Fanci manquaient d’armes et de munitions au plus fort de la crise postélectorale. Selon lui, cette armée n’a pas pu être pourvue en armes et munitions, malgré une commande faite par Gbagbo depuis « 8 mois ».. Il a expliqué que dans la nuit du 3 au 4 avril 2011, il s’était rendu à la résidence de l’ancien président ivoirien pour le convaincre de démissionner.

 

« C’est sur le chemin du retour que j’ai vu 5 véhicules de transport de troupes banalisés pleins – je ne dirai même pas de soldats – de mercenaires. Je dis bien, de mercenaires conduits par le commandant Séka Séka. (…) Ceux que je voyais n’étaient pas nos soldats. Ils avaient un accoutrement bizarre, des maillons de chaînes entrecroisées sur la poitrine, des tenues demi-saison mi-treillis mi-civiles. Ils étaient commandés par Séka Séka, qui était l’aide de camp de la Première Dame, qui en situation de paix n’avait pas de troupe sous sa responsabilité et qui se trouvent avec des gens qui dépassaient une compagnie et plus. J’ai regardé. C’étaient des mercenaires. Ce n’étaient pas des soldats ivoiriens », a poursuivi Mangou, tout en s’appuyant sur ses 10 années d’expérience au-devant la crise..

 

Sur l’armement de ces mercenaires, il a ajouté : « Ils étaient superbement armés. (…) Ils étaient armés de kalach, de Rpg. Ils avaient même des PA. (…) A telle enseigne que je me suis demandé quand est-ce que les munitions sont arrivées. Nous qui avions fait la demande de munitions, je n’ai reçu aucune munition jusqu’à la fin de la crise. (…) Nous étions à court de munitions. (…) A chaque réunion, nous demandions au président Gbagbo des armes et des munitions. A une réunion, lui-même, il s’est énervé. Il a dit : « Mais je ne comprends pas M. le ministre (de la Défense d’alors, Kadet Bertin, Ndlr), comment se fait-il que j’ai remis 5,2 milliards et que je n’ai rien reçu encore ? » (…) Si vous me donnez la parole, je vous ferai l’état de notre armée, les conditions dans lesquelles nous nous sommes battues pour qu’aujourd’hui, certaines personnes qui ne sont au fait de rien nous traitent de traîtres, nous traitent de peureux, alors que nous nous sommes battus réellement pour la République. »

 

Alex A

 

 

Source : http://www.afrikipresse.fr

 

Afriki Presse

 

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