BENIN – ANIMATION DE LA VIE POLITIQUE : l’ultimatum de Candide Azannaï à Patrice Talon

 

 

Avril 2018. C’est le délai maximal donné par Candide Azannaï au Chef de l’Etat béninois Patrice Talon pour sortir du mutisme qu’il s’est imposé depuis sa démission de ses fonctions de ministre délégué à la défense nationale du gouvernement Talon. « En avril 2018, ça fera 2 ans que notre pays le Bénin est officiellement engagé dans la « Rupture » et le « Nouveau Départ ». En ce moment, je pourrai parler. Je dirai ce que je pense car pour moi ce serait la fin du délai de grâce », a déclaré Candide Azannaï à l’occasion du Conseil national du parti « Restaurer l’Espoir » le samedi 07 octobre 2017 à Abomey.

 

En effet, Candide Azannaï, quelques jours après sa démission, avait expressément demandé au Président Talon d’organiser sa passation de charges. Une demande rejetée par le Chef de l’Etat béninois qui estime que cette formalité souhaitée par l’ex-ministre de la défense n’était pas nécessaire. Cette réponse du Chef de l’Etat avait fait réagit le cabinet particulier de Candide Azannaï pour qui, la passation de service à la tête d’un Ministère n’est pas une commodité mais plutôt une exigence administrative, juridique et républicaine, même en cas de démission.

 

Mais malgré ce rappel, quoi que pertinent, du cabinet particulier de l’ex-ministre de la défense au Chef de l’Etat béninois, Candide Azannaï est resté sans passer service à ce jour. Ce qui, sans doute, le contraint au silence d’Etat. Un silence qu’il entend rompre dès avril 2018, délai de grâce.

 

Très connu pour ses prises de positions et ses déclarations controversées, Candide Azannaï, pour plusieurs acteurs politiques, incarne bien le visage de l’opposition au régime Talon. C’est pourquoi, son silence sur les sujets brûlants de l’actualité nationale inquiète plus d’un.

Pour l’homme, son silence depuis l’avènement du régime du régime Talon n’est pas une fuite de responsabilité. « Depuis avril 2016, je ne parle pas. Cela ne veut pas dire que je suis un lâche ou que j’ai abandonné ceux qui m’ont fait confiance ou encore que les questions publiques de mon pays ne m’intéressent plus », a fait savoir Candide Azannaï  avant de poursuivre : « Je n’ai pas parlé à ce jour pour éviter qu’ils prennent comme prétexte mes déclarations pour un frein à l’exécution de leurs projets ».

 

Placé sous le thème : « Mieux s’organiser pour mieux défendre les populations », le Conseil national du parti “Restaurer l’Espoir” a donc pour objectif de définir la thérapie politique en vue de permettre au parti d’assumer, sans complaisance, au sein des masses laborieuses béninoises, sa vocation d’instrument au service des populations car pour Candide Azannaï, la gouvernance Talon porte atteinte à l’âme spirituelle de la nation, menace les fondements institutionnels de la République, déstabilise la sécurité financière du pays, violente la gestion des solidarités et hypothèque l’essence même de l’expérience démocratique du pays.

 

« C’est un acte criminel d’épargner la pauvreté et de meurtrir le pauvre, confondre la pauvreté aux pauvres. Il n’est pas humain de renforcer la pauvreté et de la fortifier par des suppressions massives et revanchardes d’emplois, de déclencher dans le même temps des sévices injustifiés contre les pauvres, les marginalisés, les jeunes et les vulnérables », a déclaré Candide Azannaï.

 

 

 

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