CÔTE D’IVOIRE – Le cousin l’ex FN tué Kass répond à Felicien Sékongo : Soul to Soul est-il au dessus de la loi ?

En réponse à la convocation de Soul to Soul, l'Amicale des Forces nouvelles, une structure qui ne regroupe que quelques partisans du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, a pondu une déclaration, diffusée sur des sites d'information générale. Nous ne reviendrons pas sur le contenu d'une telle déclaration, puisque, nous en sommes certains, la presse s'en fera l'écho. Nous nous attellerons à dénoncer cette sortie de M. Félicien Sékongo, tout en revenant sur la personnalité de Kamaraté Souleymane alias Soul to Soul, que peu d'Ivoiriens connaissent, et dont le seul mérite, auprès de son mentor, est d'exécuter les basses besognes.. Nous dénoncerons également la lenteur de la procédure contre M. Kamaraté, et la complicité tacite du gouvernement à l'endroit du camp Soro.

 

 

Qui est Soul to Soul

 

Soul to Soul, chef du protocole du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafory Soro, est encore convoqué à la Brigade de recherche de la Gendarmerie nationale. Ce lundi, il doit aller justifier les raisons de la présence de près de quinze tonnes d’armes dans la piscine de sa résidence aménagée en cache d’arme à Bouaké. Dans la nuit du 14 au 15 mai 2017, les Ivoiriens découvraient, ahuris, la présence de plusieurs tonnes d’armes chez le bras droit de Guillaume Soro à Bouaké. Les enquêtes n’ont jusque-là pas permis aux Ivoiriens d’en savoir davantage. Soul to Soul continue de jouir d’une grande liberté, quand, des personnes, pour peu, comme cette dame appelée  »Maman Gbagbo », se sont retrouvés à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Ceux qui tentent de faire passer Soul to Soul pour un ange veulent gommer les traces de ses nombreux méfaits. L’homme est en fait le bras séculier de Guillaume Soro. Nous, au sein des Forces nouvelles à l’époque, savons sa réputation. C’est lui qui est chargé de faire taire de nombreux détracteurs de Guillaume Soro. Nous nous souvenons de son expédition punitive contre les éléments de Koné Zakaria, alors en disgrâce vis-à-vis de Guillaume Soro, pendant la rébellion armée. Dépêché à Séguéla, Kamaraté Souleymane va engager une traque contre les soldats de Zakaria. Il serait à la base de la mort de petit Major, ce jeune étudiant qui donnait des cours d’alphabétisation à Koné Zakaria. Il a même détourné à la centrale des Forces nouvelles, plus d’un milliard de Fcfa. Ce qui lui a valu la colère de Soro lui-même, qui ne voulait plus lui adresser la parole. Si ce que je dis est faux, le président de l’Assemblée nationale pourra le démentir. Si aujourd’hui, ceux qui se font le chantre de la démocratie au sein du camp Soro réclament la suspension des enquêtes sous le fallacieux prétexte qu’il y a un complot ourdi contre leur mentor, c’est parce qu’ils feignent d’ignorer la véritable nature de Soul to Soul. Leur démarche est aussi contradictoire qu’incompréhensible.

 

La contradiction du camp Soro

 

Voilà des personnes qui avaient crié au complot à la découverte de la cache d’arme à Bouaké. Elles avaient même tenté de faire avaler la pilule mensongère d’une opération du pouvoir contre Guillaume Soro, laquelle aurait consisté à déposer des caissons d’armes chez Soul to Soul. Progressivement, confronté aux faits, et loin de se laisser abattre, ces mêmes personnes ont menacé de tout dévoiler si d’aventure Soul to Soul était arrêté. Preuve que leur opinion et position sont menacées. Guillaume Soro lui-même a livré son collaborateur, demandant à la justice d’engager des enquêtes dont les résultats s’imposeront à tous. D’où vienne-t-il qu’aujourd’hui, le même Soro et son camp s’indignent face aux convocations de ceux qui sont liées à cette affaire ? Que se reprochent-ils ? En vérité, face à la l’évidence des faits, le camp Soro n’a d’autres stratégies que de crier au loup, pour espérer faire plier le pouvoir en place. Est-il en voie de le réussir ? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais la démarche des autorités ivoiriennes face à cette affaire me laisse perplexe, et avec moi, les Ivoiriens.

 

Complicité tacite des autorités avec le camp Soro ?

 

Comme je le relevais, il y a comme une complicité tacite du pouvoir vis-à-vis du camp Soro. Maman Gbagbo, soupçonnée simplement d’avoir détenu des armes, d’une quantité de loin inférieure à celle découverte chez Soul to Soul, a été conduite à la Maca pour des mois. Pour des délits moins graves, des pro-Gbagbo ont été auditionnés , parfois moins de trois fois, avant de se retrouver des derrière des barreaux. Pourquoi le pouvoir est-il passif quand il s’agit de la découverte d’une quinzaine de tonnes d’armes chez un civil ? Quel message veut-il faire passer aux Ivoiriens ? Qu’on peut désormais détenir des tonnes d’armes, mettre en danger la vie des Ivoiriens et circuler librement ? Pour l’équité des procédures judiciaires pour tous, cette enquête doit aller à son terme. Soul to Soul ne mérite pas un traitement spécial. Si les faits avérés se confirment, il doit répondre devant la loi, surtout qu’il a été celui-là même qui a passé un coup de fil aux mutins, selon l’hebdomadaire panafricain, Jeune Afrique, leur demandant d’aller récupérer les armes chez lui. Il y va de la crédibilité du pouvoir. En contact avec la famille de Bamba Kassoum, nous annonçons d’ores et déjà des actions contre le camp Soro, notamment une plainte, au nom de Bamba Kassoum alias Kass, Coulibaly Adama alias Adams et Mobio, aussi bien au tribunal d’Abidjan qu’à l’extérieur. Autant les crimes sur ces personnes ne doivent pas restés impunis, autant les crimes perpétrés contre Boga Doudou, Dagrou Loula, Dali Oblè et les danseuses d’Adjanou, assassinés pendant la rébellion, ne doivent pas être passés sous silence. La construction d’un Etat de droit en dépend.

 

Seydou Bamba, cousin de Bamba Kassoum alias Kass seydoubamba1969@gmail.com

 

 

NDLR : Contrairement à ce qui a été écrit dans la contribution, Petit Major est en vie. Il porte les séquelles de tortues ,mais est toujours membre des forces armées de Côte d’Ivoire, avec le grade de lieutenant. 

 

 

Source : http://www.afrikipresse.fr

 

Afriki Presse

 

 

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