RD CONGO – Le sort du président Kabila après décembre 2017 au menu du sommet de Brazzaville

Brazzaville accueille, ce jeudi, un sommet spécial de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs). Le chaos politique dans lequel baigne la RDC est à l’ordre du jour de ce grand forum. Sur la table des discussions, entre autres, le sort du président Kabila après décembre 2017.

 

Sur initiative du  président Denis Sassou N’Guesso, le sommet de Brazzaville s’ouvre ce jeudi de l’autre côté du fleuve Congo. Si, à l’officiel, on rend compte du fait que la situation sécuritaire dans les deux pays va figurer à l’ordre du jour de la grande rencontre des dirigeants de la région, dans les coulisses, c’est la situation explosive en RDC qui est au centre de tous les enjeux.

 

Dans la région des Grands Lacs, on redoute que la RDC ne rentre en ébullition au point de contaminer toute la région. A Brazzaville, on suit de très près tout ce qui se passe en RDC. Proche voisin de la RDC avec qui il partage une longue frontière aussi bien terrestre que fluviale, le président Sassou surveille à la loupe son voisin de la rive gauche du fleuve Congo. Avec le spectre de décembre 2017,  où tout peut arriver, Sassou veut mobiliser ses pairs de la région pour parer à toute éventualité.

 

Les questions de paix et de sécurité en République démocratique du Congo, en République centrafricaine (RCA), mais aussi au Burundi et au Soudan du sud, seront examinées par les chefs d’État des pays membres de la Conférence internationale de la région des Grands lacs (CIRGL), a indiqué, sous-couvert d’anonymat, un responsable de la présidence de la République, cité par AFP.

 

La rencontre à été précédée par des discussions entre experts et ministres des Affaires étrangères des douze États membres de la CIRGL (Angola, Burundi, RCA, République du Congo, RDC, Kenya, Ouganda, Rwanda, Soudan, Soudan du sud, Tanzanie et Zambie). En octobre 2016, à l’issue d’une réunion à Luanda, les dirigeants des pays membres de la CIRGL avaient appelé les États de la région et d’Afrique australe à « fournir des contingents supplémentaires » aux forces de l’ONU en RDC, qui traverse une grave crise politique.

 

L’objectif était de « renforcer les opérations menées contre les forces négatives » en RDC, « en étroite collaboration » avec Kinshasa. Ces contingents n’ont pas encore été déployés. La RDC est minée par une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré depuis le 20 décembre 2016. La Constitution ne lui permet pas de se représenter, mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur. Un accord majorité-opposition, signé le 31 décembre 2016, prévoyait la tenue des élections au plus tard en décembre 2017, délai qu’il est désormais impossible de tenir.

 

Le Potentiel

 

Source : http://www.lepotentielonline.com

 

Le Potentiel (RD Congo)

 

 

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