ESCLAVAGE, VENTE DE MIGRANTS : la Libye contre-attaque et soigne son image

La guerre de communication est lancée. Cernée de toutes parts pour esclavage et trafic de migrants, organisés par des bandes criminels sur son sol, la Libye contre-attaque et tente de soigner son image. Dans son viseur, les pays occidentaux ainsi que leurs médias sont directement indexés, sans les nommer. C’est à cet exercice que s’est livré l’ambassade de Libye à Dakar, en convoquant une conférence de presse ce jeudi 30 novembre.

 

 

Apporter la réplique et charger l’Occident telle semble être la démarche.  D’entrée de jeu,  Frgani Ali Abdel Jalil , le chargé  d’affaire de  l’ambassade de la Libye  à Dakar tente de discréditer l’information de CNN tout comme  si on était dans  une fiction ou que les faits montrés dans la vidéo de CNN ne se déroulaient pas en Libye.

 

Il s’agit d’une campagne médiatique et politique menée contre la Libye à travers   des allégations non fondées concernant la traite d’êtres humains sur son territoire à la suite d’un reportage  réalisé par la CNN et qui a suscité des  déclarations d’ordre politique, estime M. Abdel Jalil.

Niant l’existence d’un marché de vente aux enchères de ressortissants subsahariens en Libye,  le chargé d’affaire a utilisé une attaque de Donald Trump  qui, une fois, a accusé  la  chaîne américaine  d’info de «publier des informations tronquées qui ternissent les relations entre les Etats Unis et le reste du monde, pour mettre en doute la crédibilité de CNN».

 

Le chargé d’affaires de l’ambassade de Libye, Frgani Ali Abdel Jalil a défendu son pays en et  refuse que ce dernier porte toute la responsabilité de la situation  de trafic de migrants qui a récemment ému le monde entier. «Nous insistons sur la nécessité de ne pas exploiter la souffrance des immigrés à des fins politiques, nous insistons pour que la Libye en soit pas présentée comme l’agneau du sacrifice», a-t-il dit.

 

Pour le diplomate libyen, nul doute, il y aurait une campagne de diabolisation qui serait savamment orchestrée et méthodiquement déroulée depuis l’étranger pour salir la Libye alors même que ceux qui sont à la manœuvre refusent de prendre leurs responsabilités pour venir en aide à cet Etat fragile qu’est la Libye. Frgani Ali Abdel Jalil parle de l’ «inquiétude» et du «désarroi» du gouvernement  de réconciliation nationale devant une «campagne médiatique dévastatrice que mènent des  médias internationaux avec la collaboration  de responsables politiques  dans des pays amis qui sont sensés s’imprégner de la situation des immigrées et des circonstances exceptionnelles que traverses la Libye».

 

Poursuivant dans la même veine, M. Abdel Jalil dit s’étonner face à cette campagne orchestrée par des pays qui ont marqué leur refus «d’accueillir des  immigrés  sur leurs sol et qui s’abstiennent  de contribuer à le prise en charge des frais mobilisés»  en vue de «mettre fin à ce phénomène dont la Libye est la plus grande victime».

 

Les urgences de la Libye, dit son  représentant, sont ailleurs  elle n’attend ni de leçon de morale ni d’humanisme de personne. «La Libye n’a pas besoin de recevoir de leçons de morale ou de leçons d’humanisme. Elle se préoccupe à renforcer ses institutions sécuritaires et judiciaires, à consolider se capacités pour contrôler son territoire et empêcher les bandes criminelles à poursuivre leurs activités illégales». La Libye sous le  magistère de Mouammar Kadafi a toujours été au côté des pays d’Afrique subsahariens en termes d’investissement, de réalisations de projets de développement dans différents pays. A l’heure ou ce pays est sur le banc des accusés quelles meilleure défense que d’exhumer  cette image méliorative pour contre-attaquer et mieux se présenter sous ses meilleurs jours. En tout cas le chargé d’affaire ne s’en est pas priver.

 

La Libye a apporté le «soutien politique  aux pays africains et aux mouvements de libération qui luttaient  pour s’émanciper du joug colonial ». En sus, la Libye a déployé beaucoup « d’efforts pour la  réalisation de l’unité africaine du continent africains et la construction de l’union africaine », a rappelé le diplomate libyen.

 

Aussi, mentionne-t-il  les investissements faits par son pays en Afrique dans divers domaines comme l’agriculture, l’industrie compte non tenu des crédits et aides accordés aux Etats africains, la construction des hôpitaux, des routes et mosquées, le secours apportés aux Etats africains confrontés aux conflits ou victimes de catastrophe naturelles, telles la sécheresses et les inondations.

 

Noël SAMBOU

 

 

Source : http://www.senenews.com

 

Senenews (Sénégal)

 

 

 

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