Le Jamaïcain Kei Miller remporte le Prix Carbet de la Caraïbe et du tout monde pour son roman “By the rivers of Babylon”

 
L’écrivain jamaïcain Kei Miller est le gagnant 2017 du Prix Carbet de la Caraïbe et du tout monde. Kei Miller était en Haïti l’année dernière dans le cadre du festival Etonnants voyageurs. Fait rare, c’est à l’unanimité  que le jury de cette 28e édition du prix, réuni à la Martinique  cette année, l’a  décerné en déclarant ceci:Pour un roman qui donne voix aux laissés-pour-compte, lesquels, malgré les vicissitudes de la vie, ont développé une lucidité intuitive reliant passé et présent,Pour un roman qui renouvelle la fiction des lieux où se déroulent les vies tumultueuses d’un prolétariat urbain, dont The Dragon can’t dance et Texaco ont été des références incontournables,Pour un roman envoûtant qui convoque le ghetto sans déshumaniser et qui crée des personnages qui, malgré la violence marquant leur vie, manifestent tendresse et dignité,Pour sa description panoramique des paysages caribéens où la beauté de la verdure côtoie l’immonde du quotidien,Pour son évocation de l’histoire de l’émancipation de l’esclavage qui reste inachevée, mais qui perdure dans l’imaginaire du peuple sous le nom de Babylone,

Pour sa capacité à capter les rythmes, les nuances, les musiques des langues populaires sans rien perdre de leur authenticité et de leur poésie.

« By the rivers of Babylon » décrit l’histoire de Kaia, un jeune garçon à qui on va couper les locks. De là, découle toute une aventure à la rencontre des habitants d’Augustown, un quartier populaire de la capitale jamaïcaine, Kingston. « Ce livre de Kei Miller est moderne dans le sens de l’organisation du récit raconté par le narrateur », a déclaré Evelyne Trouillot, présidente du jury cette année, qui a salué  la qualité éditoriale de la maison Zulma qui publie Kei Miller,  pour son intérêt manifeste envers les littératures francophones, hispanophones et anglophones des Caraïbes dont plusieurs auteurs se sont retrouvés cette année dans la sélection officielle.

 

La traduction française de By de rivers of Babylon a été effectuée par Nathalie Carré.

Romancier et poète, Kei Miller est né en 1978 à Kingston, en Jamaïque, il vit au Royaume-Uni.

 

Emmelie Prophete

 

 

Source : lenouvelliste.com

 

Le Nouvelliste (Haïti)

 

 

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