Patrice Nganang arrêté : on n’enferme pas des idées en prison !

 

 

La police camerounaise, pour justifier l’arrestation de Patrice Nganang, parle de menace qu’aurait promise l’écrivain à l’endroit de Paul Biya, le bien nommé, patriarche et Dieu vivant du Cameroun. Sur sa page Facebook, Patrice aurait écrit que sa prochaine rencontre avec Biya serait consacrée au passage à tabac du vénérable vieillard. Selon lui, il s’agirait de lui faire payer physiquement tous les malheurs qu’il n’a cessé d’infliger au peuple camerounais depuis que le destin a vissé son postérieur sur le fauteuil présidentiel. Mais j’ai fouillé méticuleusement les articles de l’auteur sur sa page Facebook, je n’ai trouvé l’ombre d’aucune réflexion du genre.

 

 

On sait que, Patrice, à l’égard de Paul Biya n’a jamais été tendre. Dans ces romans comme dans ses articles, il a toujours mis en accusation les autorités camerounaises, coupables, malgré les richesses du pays, d’avoir provoqué la misère du plus grand nombre. La dernière fois que je l’ai vu, c’était Yaoundé, en juin 2016, dans son quartier où il mobilise les jeunes pour participer aux actes citoyens à travers son espace culturel.

 

Florent Couao-Zotti, écrivain.

 

J’étais avec Sami Tchak et Abdourhamane waberi, heureux de retrouver un frère et un confrère dont on apprécie aussi bien la plume que la personnalité… Mais quelle que soit la gouaille de l’écrivain, quels que soient ses écrits, ni la police, ni la gendarmerie ne pourrait ferrer, encore moins enfermer ses idées. Vanité des vanités.

 

Florent COUAO-ZOTTI

 

 

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