Au Liberia, la balle est maintenant dans le camp de Mister George Weah…

 

 

Après un scrutin présidentiel à deux tours, riche en rebondissements et suspens, George Tawlon Manneh Oppong Ousman Weah, ou tout simplement George Weah a été élu nouveau président du Liberia. Un choix clair et sans équivoque que le peuple du Liberia a fait, puisque ses compatriotes qui se sont exprimés le 26 décembre 2017, lui ont accordé 61,5 % de leurs voix.

 

Dans cette course à la magistrature suprême longue et parsemée d’obstacles, George Weah s’en est finalement sorti contre vents et marées. En battant de loin Joseph Boakai, le vice-président de la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf. Et, sans tergiversations, le très élégant et distingué Joseph Boakai ne s’est pas fait prier et n’a pas attendu longtemps pour reconnaître sa défaite, voire offrir au nouveau président son assistance en cas de besoin. Ce qui donne au surplus à l’élection du président George Weah autant un cachet tout à fait démocratique qu’un dénouement apaisé dans un contexte général africain où les élections sont généralement empreintes de fraudes, de contestions et de tensions sociopolitiques. Soit.

 

 

Force est de reconnaître que l’ex international libérien, premier africain Ballon d’or, n’aura eu que la juste récompense de son engagement et de sa persévérance. Lui qui, en 2005, n’avait fait que se laisser subtiliser sa victoire à l’occasion d’une présidentielle qui n’avait rien d’aussi transparente que celle de 2017. L’histoire nous dira peut-être un jour comment. En tout cas, en rendant visite à son domicile à Joseph Boakai, le président George Weah, s’est encore illustré par son cœur à travers ses déclarations. Une belle façon de clouer au pilori une certaine élite qui n’a jamais vu d’un bon oeil l’ascension d’un homme du peuple comme lui au pouvoir. Et il a bien raison de dire : « Je suis une personne technique, je ne vais pas lire ou écrire pour vous les meilleurs discours, mais je prendrai pour vous les meilleures décisions pour développer le Liberia ». N’en déplaise à cette élite qui a pillé son pays pendant des décennies pour finir par le plonger dans une atroce et inhumaine guerre civile jamais connue en Afrique ! La balle est maintenant dans le camp de Mister George Weah. A lui de faire montre du grand étalage des techniques de développement dont il rêvait pour son pays. Et au peuple libérien d’espérer que President George Weah soit tout aussi meilleur et efficace en politique que le footballeur sur les stades du monde où il a exercé son art. Car si tout le monde reconnaît son grand cœur d’homme, en politique cela ne lui suffira pas pour faire des miracles. Dont acte !

 

Par Marcus Boni Teiga

 

 

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