CEDEAO, locomotive de la belle croissance du continent en 2018

Le rapport 2018 de la Banque africaine de développement (BAD) sur «les perspectives économiques en Afrique» est publié ce mercredi 17 janvier. Le rapport confirme les estimations de la Banque Mondiale paru le 9 janvier annonçant une croissance économique importante en Afrique, particulièrement dans les pays ouest-africains. Selon le rapport de la Bad, malgré une performance économique justifiée par un environnement international favorable, le continent africain est quand même parvenu à constituer une mobilisation de ressources permettant de financer ses investissements.

 

 

L’économie africaine est en bonne marche. En tout cas, c’est ce qu’indique le rapport 2018 des perspectives économiques publié par la Banque africaine de développement (Bad). D’après ledit rapport, de « 3,6 % pour  2017,  la  croissance  de  la  production  réelle devrait s’accélérer à 4,1 % en 2018 et 2019 ».  Cet essor économique africain est dû à un environnement économique mondial favorable avec « plus de 100 mille milliards de dollars EU d’actifs gérés dans le monde par des investisseurs  institutionnels  et  des banques  commerciales », mentionne le document.

 

L’Afrique de l’Ouest se réveille

 

Ainsi, les Etats africains disposent, en plus de leurs richesses nationales et des aides au développement, de fonds nécessaires pour financer leur développement. «Les fondamentaux économiques et la résilience se sont améliorés dans plusieurs pays africains.

Dans certains, la mobilisation des ressources intérieures dépasse désormais celle de pays d’Asie et d’Amérique Latine dont les niveaux de développement sont comparables », précise le rapport.

 

D’ailleurs, les conclusions du rapport  intègrent la logique des estimations de la Banque mondiale pour la même année, et montrent que l’Afrique occidentale devrait prendre la tête en matière de croissance en 2018-2019. Les estimations de la Banque mondiale fait état de ce que le Ghana connaitra une croissance économique  de 8,3% ;  la Côte d’Ivoire  7,2 % ;  le Sénégal 6,9%.  Le Bénin, le Burkina et la Guinée auront une croissance respective de 6%, 6% et 5,8%.

 

Cette croissance économique ouest-africaine entre « dans le cadre de l’accélération de la croissance économique mondiale qui s’établirait à 3,1 % en 2018 », d’après les estimations de l’institution financière.

Par contre, selon les chiffres de l’institution de Bretton woods, les pays exportateurs d’hydrocarbures comme le Nigeria (2,5%), l’Angola (1,6%) et l’Afrique du Sud (1,1%) connaitront une faible croissance, sans doute causée par la baisse du coût du baril de pétrole.

 

Maghreb, une croissance hypothéquée ?

 

En ce qui concerne les Etats d’Afrique du Nord, une croissance plafond de 5 % pourrait être envisagée dans l’hypothèse d’un apaisement des tensions et d’une hausse du coût du pétrole.

Cependant, malgré une bonne performance économique des défis restent à relever par les pays africains. Le continent doit mettre en place des stratégies permettant la réduction de la pauvreté et la création d’emplois.

 

Sur ce, la Bad incite à l’investissement dans le secteur agricole pour stimuler le développement de chaines de valeur et l’essor du secteur manufacturier et des services  pourvoyeurs d’emplois. Ainsi, pour amenuiser les problèmes du continent, la Bad préconise une série de priorités :

D’abord, il faut « adopter des stratégies de croissances visant à absorber la main-d’œuvre ». Ensuite, «investir dans le capital humain, en particulier dans le développement entrepreneurial des jeunes ». Et enfin, mettre en œuvre « des politiques macro-économiques prudentes et soutenues» pour rendre attractif l’environnement des affaires et permettre au secteur privé de jouer son rôle.

 

Pour l’avenir les deux rapports (BAD et BM) insistent sur la nécessité d’augmenter la résilience des pays africains et de mettre en œuvre des politiques macro-économiques susceptibles de doper la croissance sur le continent.

 

Ibrahima DIENG

 

 

Source : http://www.senenews.com

 

Senenews (Sénégal)

 

 

 

A lire aussi:

 

TOURISME EN AFRIQUE : Fofana Siandou veut faire de la Côte d’Ivoire, la plaque tournante

 

CONGO – Aviation civile : ECAir, l’entretien de « la tombe » coûte cher à l’État

 

AIDE BUDGETAIRE : L’AFD au chevet du Gabon

Commentaires