LIVRE A PARAÎTRE : Si le Noir n’est pas capable de tenir debout, laissez-le tomber

Venance Konan dans les rayons le 8 mars. Sous les presses de Lafon, l’écrivain-journaliste sort un ouvrage aux relents afro-critiques.

 

 

« Si le Noir n’est pas capable de tenir debout, laissez-le tomber » ou, plus précisément, « Si le Noir n’est pas capable de se tenir debout, laissez-le tomber. Tout ce que je vous demande, c’est de ne pas l’empêcher de se tenir debout ». C’est le titre, on ne peut plus rébarbatif, au prime abord, mais ô combien révélateur de la complexité de l’Afrique dans sa quête de développement et de positionnement dans le prisme de l’universalité, qui sous-tend cette titraille du livre à paraître, le 8 mars 2018, à Paris (France), de Venance Konan.

 

Sur les horizons originels qui ont guidé l’acte d’écriture de cet essai critique, afro-critique, Venance Konan répondait, récemment au confrère Infosud: « Lors d’un débat en Namibie, l’on en vint à la question de l’aide à l’Afrique. Celui qui posa la question fit remarquer que depuis plus de cinquante ans, une aide considérable a été accordée à l’Afrique, et pourtant la pauvreté ne fait qu’avancer au lieu de reculer. ‘’Comment doit-on aider l’Afrique ?’’ demanda-t-il. Pour ma part, je répondis en citant un poète africain-américain qui, dans les années 50, avait dit : ‘’Si le Noir n’est pas capable de se tenir debout, laissez-le tomber. Tout ce que je vous demande, c’est de ne pas l’empêcher de se tenir debout’’.

 

Et j’ajoutai que puisque l’aide à l’Afrique ne lui permet pas de sortir de la pauvreté, et que plusieurs études menées par des économistes de renom ont démontré le côté nocif de l’aide à l’Afrique, la meilleure façon d’aider le continent noir serait peut-être d’arrêter de l’aider, et de laisser les Africains se débrouiller comme des adultes. Puis,  que le continent ne manquait ni de femmes et d’hommes intelligents, compétents dans tous les domaines, ni de richesses de tous ordres permettant aux populations de vivre décemment, et qu’il serait peut-être temps de laisser l’Afrique se prendre en charge toute seule. Personne ne m’applaudit lorsque je finis de parler… ».

Nous  y reviendrons.

 

Rémi Coulibaly

 

 

Source: https://www.fratmat.info

 

Fraternité Matin (Côte d’Ivoire)

 

 

A lire aussi:

 

Le Jamaïcain Kei Miller remporte le Prix Carbet de la Caraïbe et du tout monde pour son roman “By the rivers of Babylon”

 

LIVRE – Le vivre ensemble aujourd’hui

 

LIVRE – Lille-Conakry, un voyage littéraire des plus réussis

 

Commentaires