MALI – Présidentielle 2018 : Le RpDM de Cheick Modibo Diarra et le PACP de Yeah Samaké aussi lâchent IBK

Après avoir été lâché par plusieurs partis politiques de la majorité présidentielle, IBK va devoir se résigner à voir ses alliés comme le RpDM de Modibo Diarra et le PACP de son ex-ambassadeur Yeah Samako aussi lui tourner dos. Ce qui pourrait aussi compliquer l’équation de sa réélection à Koulouba.

 

Cheick Modibo Diarra, Yeah Samaké (de gauche à droite)

 

Le Parti d’action civique et patriotique (PACP) du désormais ancien ambassadeur du Mali en Inde, Yeah Samaké vient de clarifier sa position d’adversaire du camp présidentiel. C’était lors de sa récente conférence nationale à la Maison des Aînés de Bamako. Le président du parti, Dr Oumar Keita, dira que le PACP a été plutôt centriste : « Nous ne militons pas contre la majorité ni contre l’opposition. Le PACP reste fidèle à ces idéaux du civisme et du patriotisme et il milite pour le développement  de la Nation ».

 

Pour M. Keita,  eu égard à « la mauvaise gouvernance du pays, l’insécurité galopante, qui continue de gangréner le pays », le parti doit identifier ensemble et proposer des solutions qui contribueront  à apporter des solutions à ces problèmes dans notre société.

 

Et l’orateur d’expliquer que  ces assises donnent au parti l’opportunité de choisir un candidat pour l’élection présidentielle de 2018, en l’occurrence, c’est Yeah Samaké, l’ancien représentant diplomatique du Mali en Inde  qui a été choisi. C’est sur lui que se fondent les espoirs du PACP. Lesquels « espoirs porteront à sauver le Mali, qui s’effrite doucement et lentement », a-t-il indiqué. Comme pour désavouer le président IBK, qu’il a récemment encore représenté à New Dehli, la capitale indienne.

 

Yeah Samaké s’est montré ému pour le choix porté sur sa personne. « Merci pour m’avoir choisi comme candidat  à la magistrature suprême et c’est avec humilité et  responsabilité que j’accepte et je suis convaincu qu’ensemble, le nouveau Mali est possible », s’est réjoui l’ancien président et actuel président d’honneur du parti.

Même le PACP et son leader, Yeah Samaké ne sont pas une foudre de guerre sur le plan électoral, il est évident que le parti est bien assis dans le Djitoumou (Ouelessebougou) où il pourra démobiliser de potentiels électeurs acquis à la cause du RPM et de son champion, IBK.

 

Par ailleurs, le Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM) a aussi organisé son 1er congrès ordinaire, le samedi dernier en présence du président du parti, Cheick Modibo Diarra. Ce fut l’occasion pour l’ancien Premier ministre de la transition de 2012 de faire le bilan de la gouvernance actuelle du pays, avec un « bilan de regret du soutien au candidat IBK en 2013 ».

 

Dr Cheick Modibo Diarra a rassuré ses militants quant à sa candidature. Il dira qu’en tant que membre d’une plate-forme naissante, il urge d’attendre les décisions de ce regroupement politique avant de prendre une décision finale. Le président du RpDM dira qu’à l’élection présidentielle de 2013, il avait soutenu le candidat Ibrahim Boubacar Kéita, mais au bout du compte aujourd’hui, il a des regrets. « A l’époque nous avions cru que le président élu allait s’engager dans un processus de rénovation de la gouvernance, de la réconciliation et de la crédibilité de nos dirigeants dans un Mali réconcilié. Toute chose qui aurait pour avantage de mettre les énergies, les efforts, le savoir-faire et le bien être des Maliens ensemble, afin de se repositionner dans le concert des nations. Mais hélas, l’on a plutôt assisté à des malversations financières, le mensonge, la calomnie…comportement qui frise le ridicule et qui n’honore point le Mali », a-t-il expliqué.

 

Avant de plaider que le prochain scrutin présidentiel soit totalement transparent et crédible. Et de souhaiter que les élections régionales et municipales partielles soient programmées après la présidentielle. « Une manière de mieux se concentrer sur ce scrutin qui est crucial pour l’avenir de notre pays ».

 

Comme on le voit, le président sortant ne cesse de perdre des soutiens de taille dans le lot de partis politiques qui l’avaient soutenu en 2013. A croire qu’une vague de déceptions généralisées s’est emparée du camp présidentiel. Toute chose qui diminue les chances de l’éventuel candidat IBK.

 

Boubou SIDIBE

 

 

Maliweb.net (Mali)

 

 

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