Lettre du « conteur d’Ifa » à « Courrier des Afriques »

 

Louis Camara

Ecrivain de nationalité Sénégalaise, je suis l’auteur de plusieurs contes et recueils de contes qui tirent leur source de la culture yorouba du Bénin et du Nigeria. C’est à partir de poèmes d’Ifa découverts dans une compilation réalisée par le Professeur Wande Abimbola (« Sixteen great poems of Ifa ») que l’idée m’est venue d’écrire des contes. C’est ainsi que sont nés « Le choix de l’Ori » (1996), « Histoire d’Iyewa » (1998), « « Kankan le maléfique » (2001) et « Le tambour d’Orunmila » (2003). Je précise que « Le choix de l’Ori », a remporté haut la main le « Grand prix du président de la république pour les lettres » du Sénégal l’année même de sa publication.

 

La création d’œuvres de fiction littéraires basées sur la poésie divinatoire et les mythes yoroubas m’a tout naturellement poussé à m’intéresser aux diverses cultures du golfe du Bénin dont j’ai découvert l’extraordinaire richesse et dont je me suis imprégné au point de m’en sentir membre à part entière. Aujourd’hui je poursuis ma carrière d’écrivain et continue de porter avec fierté le surnom de « Conteur d’Ifa » qui m’a été donné par un journaliste de la presse nationale sénégalaise. En 2004 j’ai effectué un séjour de deux mois au Bénin et j’ai eu l’occasion de visiter les grandes villes historiques d’Abomey, Ouidah, Porto-Novo et Ketou où j’ai eu le privilège d’être reçu par sa majesté l’Alaketou.

 

Depuis lors la nostalgie de ce beau pays m’habite et mon vœu le plus cher serait d’y retourner pour rencontrer le public béninois auquel j’aimerais présenter mes œuvres et les partager avec lui car elles lui appartiennent d’abord et il serait bon qu’il se les approprie.

 

Tel est le message que je tenais à faire parvenir à l’excellent « Courrier des Afriques » qui défend et illustre avec brio la culture Africaine dans ce qu’elle a de meilleur.

 

Louis Camara

Je voudrais profiter de vos colonnes pour saluer mes amis, le professeur Mahougnon Kakpo de l’université d’Abomey-Calavi, les écrivains Florent Couao-Zotti, Camille Amouro et le dramaturge Alougbine Dine dont j’ai fait la connaissance en 2003 et qui se sont montrés ouverts et chaleureux à mon endroit. Je salue les écrivains, poètes, artistes et tout le peuple Béninois auquel je transmets les sentiments fraternels du peuple Sénégalais.

 

Louis Camara

 

Écrivain, « Le conteur d’Ifa »

Grand prix du président de la république du Sénégal pour les lettres

Louiscamara1@gmail.com

 

 

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