SENEGAL – Arnaque sur l’émigration au Canada : 5 responsables de « Afup » dans le filet de la Brigade des affaires générales

Le Canada, pays de l’érable attire et fait rêver plus d’un notamment des étudiants. Profitant de l’ouverture de ce pays à l’émigration, des personnes de mauvaise foi usent de stratagèmes pour escroquer des candidats au départ. C’est dans ce schéma qu’entre le récit de Henriette Niang, responsable de l’Admission en formation universitaire et professionnelle (Afup) et de ses complices. Après avoir arnaqué des victimes, rançonnées à coûts de centaines de milliers de francs sans suite, la police vient de mettre la main sur eux, suite au dépôt de plaintes des victimes. La bande vient d’être ainsi déférée.

 

 

Des candidats à l’émigration légale doivent se rendre compte de ce qu’ils peuvent  se faire floués très facilement par des personnes comme la bande à Henriette Niang. Cerveau d’une entreprise fictive,  elle s’est employée a recruté des étudiants pour supposément faciliter leur inscription dans des universités canadiennes. Sauf que manifestement, même l’adresse de l’entreprise était fictive et qu’elle n’a pas de base légale au Canada. Par conséquent tout sur la ligne est faux. L’adresse indiquée menait à une station totale au Canada. Ce qui les a mis sur la piste de Mme Niang. Depuis son ordinateur elle planifiait et gérait tout.

 

Les faits remontent au mois de février 2018. Sept étudiants avaient porté plainte contre les dirigeants de la structure nommée Admission en formation universitaire et professionnelle (Afup)  et Etudes Canada tous les deux basés au Sénégal. Seulement, le dossier ne pouvait aboutir puisque Henriette Niang, la responsable AFUP était encore au Canada.  Et rien ne pouvait lui arriver.

 

La Brigade des affaires générales (BAG) a patiemment attendu que Henriette vienne en vacances pour la coincer.  C’est ainsi que depuis ce vendredi, la dame et ses quatre collaborateurs sont mis aux arrêts et  gardé à vue. Cela intervient 6 mois après la plainte des victimes. Ils ont été déférés  à la cave du palais de justice, après une enquête qui a durée 48 heures et la saisie d’un Yundai Santafe, Ford Escape Chevrolet Equinox et Mazda CX7.

 

Structuration d’une entreprise fictive

 

Afup Canada est structurée comme suit : Fatou Niang occupe le poste de directrice des comptes de AFUP Canada et en même temps responsable de l’Agence de transfert d’argent. Henriette Niang, basée au Canada, est la responsable. El Hadji Ibrahima Niang se chargé de la partie commerciale et est en même temps directeur du Service client de l’Agence Afrique de AFUP Canada. Ibrahima Ndiaye est l’ex-directeur du recrutement de AFUP et actuel directeur général de Etudes Canada.

 

Ibrahima Ndiaye, est l’élément central de cette escroquerie organisée. Agent de terrain au début, il se chargeait de recruter des étudiants pour une préinscription. Au fil des années, il avait gagné beaucoup de parts de marchés auprès des étudiants qui désiraient faire une préinscription. Ce qui lui a valu d’être promu  au  poste de directeur du recrutement de Afup. Donc de sa position, il traitait directement avec les étudiants. Cependant, certains étudiants qui avaient déjà payé les frais de dossier à 50 000 en plus des 500 000 pour leur admission, avaient porté plainte suite à une longue attente.

Seulement, en ce moment, Ibrahima Ndiaye avait déjà démissionné de Afup Canada pour créer Etudes Canada avec une autre méthode de travail, différente de celle de Afup Canada. Etant donné qu’il était en contact direct  avec les étudiants à son ancien poste, il a récupéré  tous le marché de Afup Canada. Mais, l’ouverture de son entreprise ne va pas durer trop longtemps puisque la police était à leur trousse.

 

Cinq mois après la création de Etudes Canada par Ibrahima Ndiaye, Henriette Niang de retour à Dakar, ils ont été tous cueillis. De même que Fatou Niang,  El Hadji Ibrahima Niang et Gabriel Faye, ex-agent commercial de Afup et actuel directeur général adjoint de Etude Canada. Après 48heures passé dans les locaux de la Brigade d’affaires générales, ils ont été déférés à la  pour un face à face avec le procureur pour répondre des faits d’associations de malfaiteurs, faux et blanchiment de capitaux.

L’histoire de la bande à Henriette n’est certainement la première. Les aspirants au voyage doivent être prudents dans leur démarche. Il est préférable parfois de procéder à la vérification de l’existence réelle des structures auprès des ambassades des pays où l’on désirent se rendre ou essayer d’entrer en contact avec d’autres compatriotes déjà établis dans ces pays.

 

 

Source : http://www.senenews.com

 

Senenews (Sénégal)

 

 

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